Affichage des articles dont le libellé est Terrorisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Terrorisme. Afficher tous les articles

mercredi 14 février 2018

Le régime répressif d'Ankara

Réagissons contre cette méthode honteuse 
du régime répressif d'Ankara visant ses opposants


Le despote islamo-fasciste turc Recep Tayyip Erdogan fait recours à une méthode des plus honteuses de son régime répressif installé en Turquie, étape par étape, depuis sa montée au pouvoir.

Le ministère turc de l'Intérieur appelle tout le monde en Turquie et dans les pays étrangers à dénoncer en échange d'un montant important tout ceux qui se trouvent dans une liste des "terroristes recherchés". 

Au total, il y a 880 noms sur cinq listes - rouge, bleu, vert, orange et gris. 

Les dénonciateurs sont récompensés avec montants différents selon la liste dans laquelle se trouve la personne recherchée:

Liste rouge: 851.063 Euros
Liste bleue: 319.149 Euros
Liste verte: 212.766 Euros
Liste orange: 127.660 Euros
Liste grise: 63.830 Euros 

Le ministère turc de l'Intérieur annonce dans sa page Internet que même les "terroristes" ne figurant pas dans ces listes différentes peuvent être dénoncés en échange d'une récompense.

Récemment, Salih Muslim, ancien dirigeant du Parti de l'union démocratique kurde (PYD) syrienne et Mihraç Ural, leader du THKP-C ont été ajoutés à la liste rouge.

Salih Muslim se trouve actuellement à Bruxelles pour dénoncer l'opération militaire de l'Armée turque dans la région Afrin du Kurdistan syrien.


Quant à Mihraç Unal, il été parmi les personnalités représentant des organisations syriennes invitées par la Russie à la conférence de Sotchi.

Dans la liste rouge, se trouvent déjà plusieurs personnalités kurdes vivant en Belgique comme les anciens membres de lu Parlement turc Zübeyir Aydar et Remzi Kartal.

Parmi ceux qui ont été ajoutés par le ministère de l'Intérieur à la liste verte, se trouve également le citoyen belge Bahar Kimyongür.

Il avait été arrêté à trois reprises, aux Pays-Bas, en Italie et en Espagne en raison de l’existence d’une « notice rouge » délivrée par Interpol à la demande de la Turquie. La Belgique avait prêté son concours à l’exécution de son arrestation aux Pays-Bas. 

Cette « notice rouge » de la police turque avait à chaque fois été déclarée illégale par les juridictions des différents pays concernés. Le 22 août 2014, Interpol avait officiellement retiré la « notice rouge » visant le ressortissant belge. 
Il faut que l'opinion publique belge réagisse contre cette nouvelle opération honteuse du régime d'Ankara visant centaines d'opposants qui sont soit citoyens belges soit réfugiés politiques en Belgique.

Dogan Özgüden
Rédacteur en chef





dimanche 12 novembre 2017

Manipulation des masses


Une démonstration des techniques de manipulation des masses

 Les fiancés de la mort








Ce titre peut paraître déroutant au lecteur peu averti...
Le sous-titre « la stratégie de la terreur globale » est plus explicite. Jean Michel Vernochet – au-delà de données événementielles purement journalistiques – nous fait ici participer à une enquête de fond sur la portée de ce terrorisme moderne, sur ses fondements et sur ses objectifs... Peu d’ouvrages pratiquent ce genre de démarche qui n’est ni aisée ni facile, et en ce sens il est précieux.

Peu d’ouvrages illustrent à ce point cette maxime d’Edward Mandel House dit « colonel House » éminence grise du président Woodrow Wilson :

« La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n'importe quelle idée jusqu'à sa source ».

Ce livre est une invitation à travers les cas très concrets et emblématiques d’actes terroristes, qui ont ensanglanté le monde depuis près de vingt ans, à rechercher à la fois ce qui les unit et ce qui les produit... et finalement à qui ces actes - qui n’ont rien de spontanés - profitent !Autrement dit, quelle est leur finalité, au-delà des faits bruts et monstrueux, destinés à frapper les peuples et à marquer les esprits, qui mettent en cause des illuminés radicalisés, « Les fiancés de la mort » qui n’apparaissent, après analyse, n’être véritablement que les idiots utiles d’un système très planifié : celui de « la stratégie de la terreur globale ».

Une démonstration précise et brillante qui serait à rapprocher, s’il n’en est pas l’illustration, pour ceux qui s’intéressent aux techniques de manipulation des masses, d’un rapport célèbre aujourd’hui trop peu évoqué : « le Rapport de la Montagne de fer »… À l’origine, c’est Kennedy qui commanda ce rapport à une quinzaine d’universitaires et de membres de la société civile. Son but était de répondre à la question : « Comment s’assurer de l’assujettissement des peuples à leurs gouvernants dans un monde où l’on se trouverait, par surprise, en situation de vivre sous un régime de paix perpétuelle ? ».

La réponse, au bout de cinq ans d’analyses et de recherches, fut ce rapport dont les conclusions firent scandale, au point que l’un des participants, transgressant le secret initialement convenu, le fit publier...

C’est au président Lyndon Johnson, successeur de Kennedy après son assassinat, qu’il fut remis... Les conclusions présentées y sont accablantes : « Rien ne peut remplacer la guerre, qualifiée de moteur de la civilisation, dont la menace comme les effets permettent seuls de garantir l’obéissance des peuples à leurs gouvernants ».

Et ce rapport, après analyse des « bienfaits civilisationnels de la guerre » préconise en cas de situation de « paix par surprise » de créer un ennemi fictif ! Nous sommes bien dans cette situation après la chute du mur de Berlin, depuis plus de vingt ans, où après la diabolisation de feux Saddam Hussein et Muhammar Kadhafi et aujourd’hui celle - qui peine à se valider - de Bachar el-Assad, nous avons assisté à la montée en puissance de mouvements terroristes, portés par l’idéologie wahhabite, créés notamment sous l’égide de Ben Laden lui-même l’homme des services spéciaux pakistanais dont les liens avec la CIA ne sont plus à démontrer ni même à établir.

C’est toute cette stratégie de la terreur dont les instigateurs « aux mains propres » - ceux de l’axe atlanto-européiste qui financent, arment, voire même encadrent ces groupes terroristes - sont les réels bénéficiaires, que Jean Michel Vernochet nous permet de découvrir ici... C’est un constat effrayant, dont le talent de l’auteur nous permet de prendre pleinement conscience.



Claude Timmerman
Biologiste 
Ancien conseiller de gouvernements africains

paru chez éditions Sigest 2017



dimanche 27 mars 2016

J’EXCUSE …

Jamet le dimanche ! 

J’EXCUSE … 



Dominique Jamet, vice-président de Debout la France depuis 2012 mais également journaliste depuis... toujours tient chaque semaine sur le site de Debout la France une chronique où il commente très librement l'actualité politique. 


« J’accuse »… C’est le titre, devenu légendaire, de l’article retentissant qui marqua l’entrée d’Emile Zola dans l’affaire Dreyfus.

« J’excuse »… C’est le refrain que certains ne craignent pas d’entonner ou de reprendre en sourdine, sur fond de fusillades et d’explosions, alors même que le sang des victimes n’a pas encore séché sur les trottoirs de nos villes.

Pitié dangereuse, pour reprendre le titre d’un roman de Stefan Zweig, idéologie de la culpabilité et de la repentance occidentales, complicité honteuse, compréhension poussée jusqu’à la soumission et à la capitulation, c’est le plus souvent dans les couches supérieures de la population, en clair chez des intellectuels déconnectés de la réalité, chez des professionnels de la morale à la conscience pure et aux mains blanches, voire chez des politiques en mal de clientèle que l’on voit s’esquisser timidement les thèmes habituels de cette culture de l’excuse qui est le masque avenant de l’abandon et de la désertion.

Nulle voix, ou à peu près, ne s’était élevée en novembre dernier lorsque les tueurs en action, la kalachnikov entre les mains et son canon encore fumant, avaient été abattus par les forces de l’ordre alors même qu’il apparaissait à tout observateur lucide que la peine capitale, abolie et rayée des registres de la justice depuis 1981, était rétablie pour les terroristes pris en flagrant délit. L’évidence et l’horreur du crime faisaient taire toutes les objections.

Or, voici que de beaux esprits, que de belles âmes, voici que des porte-parole officiels de la majorité s’offusquent et s’effraient à l’idée qu’une peine incompressible de détention et de sûreté, allant éventuellement jusqu’à la réclusion perpétuelle, pourrait s’appliquer aux coupables et aux complices des attentats déjà commis ou à venir. Ce serait, disent-ils, une peine de mort lente pire que la peine de mort classique. Et de plaider, alors même que la vague du terrorisme déferle sur nous, pour une répression modérée de criminels qui ne le sont pas.

Eh bien non ! L’histoire ne retiendra pas de circonstances atténuantes pour ceux qui par la doctrine qu’ils professent et les actes qu’ils perpètrent, ne sont pas seulement en contravention avec la loi, voire en rupture avec la communauté nationale, mais s’excluent de l’humanité. Pourquoi la justice des hommes serait-elle plus clémente que la postérité ?

Ni la frustration, ni l’échec scolaire, ni l’échec social, ni les bavures du passé colonial ni les ou de la discrimination, ni les frappes aériennes sur le soi-disant Etat islamique au Levant, ni le ressentiment ni la foi en un Dieu créateur de l’univers … aucune religion, aucune philosophie, aucune morale, aucune culture, aucune civilisation ne préconisent, n’admettent ni n’absolvent le massacre prémédité, délibéré et concerté des innocents.

Lorsque des assassins agissant en bande organisée commettent des crimes particulièrement odieux et que, loin de se repentir, ils se déclarent prêts à récidiver, lorsqu’ils sont effectivement coupables et restent potentiellement dangereux, la justice sort-elle du droit en les retranchant de la société ?

Imaginons qu’au terme d’un procès en bonne et due forme, entouré de toutes les précautions et de toutes les garanties que prévoit la loi, Salah Abdeslam, reconnu coupable, soit condamné à la perpétuité telle qu’elle fonctionne en France, c’est-à-dire non perpétuelle, en fait à trente ans au maximum, compte tenu des cent trente victimes du 13 novembre, cela reviendrait en somme à environ trois mois de prison par tête. Est-ce là le juste prix d’une vie humaine ?

Dominique Jamet
27 mars 2016