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jeudi 29 octobre 2020

L'INSTITUT TCHOBANIAN ET SIGEST EN SOUTIEN AUX ÉTUDIANTS DE L'UFAR

 

L'INSTITUT TCHOBANIAN ET LES ÉDITIONS SIGEST EN SOUTIEN AUX ÉTUDIANTS DE L'UFAR



Dans une période difficile pour l'Arménie, où l'économie du pays est affectée par des causes sanitaires et militaires, le soutien aux familles arméniennes devient une prérogative encore plus importante pour l'UFAR. L’Institut Tchobanian avec son président d’honneur, ancien ambassadeur, M. Henry Cuny, est très engagé dans les actions de la francophonie en Arménie. L’Institut Tchobanian et les éditions Sigest ont également été les partenaires de l’UFAR pour l’organisation du Premier Prix des Espoirs francophones.

Ils souhaitent contribuer ainsi, dans la mesure de leurs moyens, à promouvoir les valeurs qui sont celles de l'UFAR : responsabilité, transparence, démocratie, excellence, esprit d'ouverture, pour un avenir meilleur.

Jean Sirapian et Bertrand Venard

Lors d’une rencontre le 5 octobre 2020, M. Jean Sirapian, président-fondateur de l’Institut Tchobanian, directeur des éditions Sigest et le Professeur Bertrand Venard, Recteur de l’UFAR ont signé un contrat de partenariat qui permettra d’accorder des bourses sociales à des étudiants de l'Université Française en Arménie.







jeudi 21 avril 2016

CONFERENCE SIRAPIAN


VENDREDI 22 AVRIL 2016, 18h30, 
 Ապրիլի 22-ին, ժամը 18:30
CONFERENCE:

"DEVENU EDITEUR GRACE A ARCHAG TCHOBANIAN, fondateur du mouvement arménophilie en France"

Avec JEAN SIRAPIAN


Jean Sirapian, né à Istanbul (Turquie), a découvert la France en étudiant chez les Pères Mekhitaristes.

Il se passionne pour les sciences humaines à l’Université américaine, Robert College.
Guitariste dans un groupe de pop, il enregistre plusieurs disques dont un 33 tours. Dés son arrivée à Paris, Varoujan se révèle être un touche à tout ; tour à tour, interprète chez Simca, photographe de quartier, informaticien, comptable, enseignant à l’EICAR, Conseiller municipal à Alfortville et éditeur.

Depuis 2001 l’Arménie est devenue sa passion ; président-fondateur de l’Institut Tchobanian (centre de recherche géopolitique sur la Turquie, le Sud-Caucase et le Moyen Orient), il dirige aussi la revue « Europe et Orient ». Ses nombreux voyages à Erevan lui permettent d’améliorer les contacts entre la France et l’Arménie et réunir la documentation nécessaire pour ses prochaines publications.

Jean Sirapian est directeur des Editions SIGEST (prix du "Meilleur Editeur" au Festival national du livre arménien).

Entrée libre - Մուտքն ազատ է :

mardi 10 juin 2014

Trois enterrements : Un oubli réparé



Henri Jean SABY

Trois enterrements : Un oubli réparé


Lors de sa visite en Arménie, en mars 2014, Varoujan Sirapian, président de l’Institut Tchobanian, a été informé par son ami Samvel Gasparian, éditeur, de la présence d’un tombeau délaissé dans le cimetière de Tokmakh, au nom d’un certain Henri Jean Saby, « un Français qui a beaucoup œuvré pour les Arméniens et qui a voulu que ses cendres soient enterrées en France, en Arménie et en Artsakh ».
Henri Jean SABY, ancien Député européen (photo CDCA, 2003)

Une rapide enquête révèle qu’il s’agissait de l’homme politique français qu’il avait fait voter, en juin 1987, une résolution au Parlement européen reconnaissant le Génocide arménien.

Intrigué, V. Sirapian, accompagné de S. Gasparian se rendait au cimetière pour constater, avec consternation, un tombeau « nu » sans aucune protection et avec un simple écriteau mentionnant le nom, les dates de naissance et de décès (1933-2011).

Le tombeau de H. J. Saby tel qu'il a été découvert en mars 2014.
Henri Jean Saby, une personnalité forte, droite et juste, a été des tous les combats pour la dignité humaine ; défendre les prisonniers politiques comme Nelson Mandela, ceux du Togo et du Rwanda en passant par le Chili et particulièrement l’engagement pour la reconnaissance du Génocide arménien sur le plan international. Élu au Parlement européen en 1981, il avait mené un combat âpre pour faire adopter, malgré l’opposition de Simone Veil, la résolution reconnaissant le Génocide des Arméniens. Sa devise était « Toujours la justice et la vérité. Rien que cela ».

Il était impensable et inacceptable de laisser le tombeau de cet homme valeureux, qui avait choisi d’être enterré en Arménie pour l’amour qu’il portait à ce pays. Suite à une lettre rédigée par Samvel Gasparian au Maire d’Erevan, le nécessaire a été fait rapidement et le tombeau a été préparé juste avant le 24 avril.
V. Sirapian rend hommage à H. J. Saby. A sa gauche A. Sukiassian, Maire-adjoint d'Erevan, et Séta Mavian, journaliste.

Profitant de la présence en Arménie de V. Sirapian, la Mairie d’Erevan a organisé une petite cérémonie pour honorer le tombeau de ce grand homme, H. J. Saby. Au nom de l’Institut Tchobanian,  V. Sirapian a rendu hommage à H. J. Saby puis, accompagné de quelques amis, a fleuri sa tombe. 

Mme Monique Nicolas, vice-consul de France, était également présente à la cérémonie.
Était présent aussi M. A. Sukiasyan, adjoint au maire à la culture d’Erevan, Mme Monique Nicolas, vice-consul de France représentant l’Ambassade de France, Giro Manoyan de la FRA, la journaliste Séta Mavian, Lime Media et Yerkir Media…

Varoujan Sirapian avec son ami Samvel Gasparian, qui avait découvert le tombeau abandonné.

Dans les jours qui viennent, lors de sa prochaine visite en Artsakh, Varoujan Sirapian fleurira aussi le troisième tombeau de H. J. Saby, au cimetière de Stepanakert, appelé « Cimetière fraternel. »


Yerevan, 10.06.2014
Antony S. K.

 




mercredi 26 février 2014

L'affaire Perinçek/CEDH presque inconnue en Arménie !

L'affaire Perinçek presque inconnue en Arménie !
Que font les autorités ?

Varoujan Sirapian
Yerevan, 26/02/2014


A peine arrivé en Arménie il y a quelques jours, la journaliste Seda Mavian me faisait part de l'urgence à inciter les Arméniens de la République d'Arménie à participer à la signature d'une pétition lancée par les différentes communautés arméniennes de par le monde pour inciter la Suisse à contre attaquer l'arrêt inique rendu le 17 décembre 2013 par la Cour Européen des Droits de l'Homme (CEDH-mérite-t-elle ce nom ?) donnant raison à un négationniste turc, Dogu Perinçek, qui proclamait son droit à l’expression libre, condamné pourtant par les tribunaux suisses pour incitation à la haine et négationnisme.

Difficile à croire mais la grande majorité, pour ne pas dire la totalité des citoyens de la République Arménie Orientale n'était même pas au courant de cette affaire pourtant primordiale dans la lutte acharnée qui mènent les organisations arméniennes de la diaspora pour endiguer la vague négationniste, sans doute orchestrée par l'Etat turc, pour contrecarrer le tsunami médiatique qui se prépare, selon eux, à la veille de la 100ème commémoration du Génocide Arménien (1915-1922). Pire, je constatais la même méconnaissance de cette affaire dans certains ministères. Même si on peut mettre en cause la torpeur des médias arméniens de l’Est, préoccupé à relater les événements de l’Ukraine ou la protestation conter la loi des retraites, cela veut aussi dire que les citoyens d’Arménie orientale, tout au moins ceux de Yerevan, pourtant branchés via leurs smartphones ou tablettes au monde extérieur, n’avaient probablement pas cliqué aux bons endroits de l’écran.

Ces dernières années les affaires de l’UNESCO (censure de l’expo des Khatchkars), de Safarov (criminel azéri devenu un héros) et maintenant de Perinçek (négationniste notoire) offraient aux instances arméniennes orientales des occasions en or d’élever la voix, de protester, d’accuser même la Turquie et l’Azerbaïdjan…

Notre intervention avec Seda, à la TV Kentron, c’était pour essayer de réveiller les consciences. Combats de Don Quichotte me direz-vous. Peut-être. Mon ami Erol Özkoray, qui se dit volontiers Don Quichotte de Bosphore, me qualifie amicalement le Don Quichotte de la Seine. Seda Mavian en est une autre à Yerevan. Si on arrive à soulever une armée de Don Quichotte formées des citoyens, peut être nous arriverons à mettre quelques bâtons dans les ailes des moulins des négationnistes sous forme de loup (de race gris), et pourquoi pas ceux des oligarques sous forme de sangsue, des businessmen déguisés en hommes politiques,… aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest.

On peut toujours rêver, non ?      

Lien à notre interview sur Kentron TV (en arménien)
http://youtu.be/aqiri67UUhE