jeudi 14 février 2013

Turquie : Le CCAF déplore la décision de la France

Le CCAF déplore la décision de la France de donner son accord à l’ouverture d’un nouveau chapitre dans les négociations de la Turquie avec l’Union européenne. 

Cette initiative, rendue publique par Laurent Fabius le 12 février, est d’autant plus intolérable qu’elle intervient dans un grave contexte d’atteintes aux libertés dans ce pays : vague d’arrestation contre les journalistes et contre les avocats, condamnation à perpétuité de la sociologue Pinar Selek, 21 ans de prison requis contre l’étudiante française Sevil Sevimli. Cette situation, qui alarme l’ensemble des ONG, est telle que le 6 février le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Thorbjorn Jagland, en visite en Turquie, a dû se livrer à un sévère réquisitoire sur la condition droits de l’homme dans cet Etat. Cette décision choquante du gouvernement français s’inscrit également dans un contexte de racisme et de violence contre les minorités en Turquie( femmes arméniennes tuées à Istanbul,  répression antikurde), lequel a fait couler le sang jusqu’à Paris le 9 janvier dernier avec l’assassinat de 3 militantes kurdes.  Un crime sur lequel pèsent de lourds soupçons quant à l’implication des services secrets turcs. 

Compte tenu de ces événements, l’annonce de Laurent Fabius constitue une provocation et un encouragement aux turpitudes du régime AKP. Elle exprime une conception cynique de la diplomatie, en totale contradiction avec les engagements affirmés du PS et du Président de la République sur les conditions d’entrée de la Turquie dans l’Europe.



CCAF
Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France

dimanche 10 février 2013

Le changement de phase arméno-juif

Le changement de phase arméno-juif


Nikos Lygeros



Le changement de position de la diaspora juive des Etats-Unis n’a pas manqué d’engendrer des répercussions sur le plan historique. En effet à la suite de cette déclaration positive au sujet de la reconnaissance du génocide des Arméniens, des spécialistes ont commencé à mettre en évidence des sources jusqu’à présent inexploitées qui témoignent des atrocités commises à l’égard de la population juive dans l’Empire Ottoman. 

Cette population qui était l’une des plus pauvres de celles qui étaient non musulmanes, n’avait pas réellement de revendication à faire en ce qui concerne la non jouissance de propriété. Ce fait a été utilisé par la Turquie pour développer sa propagande sur le caractère libéral de l’Empire Ottoman. Comme l’Etat d’Israël évitait soigneusement d’avoir un ennemi de plus dans sa région, la combinaison tactique de ces points de vue a conduit les chercheurs à une certaine forme de neutralité à l’égard de la Turquie. Le problème comme l’a si bien dit Elie Wiesel, c’est que la neutralité n’est jamais du côté de la victime. Aussi la Turquie a profité de ce champ libre non seulement pour mettre en place sa propagande mais aussi pour critiquer les causes arménienne et grecque, en mettant en exergue le contre-exemple juif quant à son intolérance. Pourtant l’examen historique de ses affirmations montre de manière limpide l’absence de substrat objectif. C’est exactement ce que viennent confirmer les nouvelles anciennes sources qui n’avaient pas été exploitées par les centres de recherches historiques, ou pour être plus précis qui n’avaient pas été diffusées auprès du grand public. 

Ce nouvel accès à des sources directes qui décrivent avec précision les faits et gestes de l’Empire Ottoman à l’encontre des Juifs, valorise enfin l’histoire de ces victimes oubliées dans le silence des archives. Cette nouvelle approche permet aussi d’aborder de manière plus stratégique le problème de la reconnaissance du génocide. En effet, même les plus réticents parmi les Arméniens à revendiquer le génocide et sa reconnaissance, ne peuvent plus utiliser le prétexte de ces juifs puisqu’il n’existe plus de facto. De plus, il est désormais possible de mettre en place un véritable mix stratégique qui met en cause les efforts des Arméniens, des Grecs et des Juifs à l’encontre de la barbarie turque et de sa tentative de compléter ses génocides par un génocide de la mémoire. Nous devons à présent recouper toutes nos informations avec celles des archives juives afin de mettre en évidence le caractère systématique de la barbarie turque. 

Dans le cadre du génocide des Arméniens, il y a eu aussi des victimes grecques et juives qui doivent être utilisées dans l’acte d’accusation à l’encontre de la Turquie. Cette fois, nous pouvons démontrer avec des preuves à l’appui que le génocide des Arméniens appartient à une extermination encore plus large qui concerne toute population non musulmane. Nos analyses des travaux d’Alexandre Carathéodory sur le droit musulman acquièrent désormais une autre valeur. En effet, l’intégration des atrocités commises à l’égard des Juifs correspond à l’application des fondements même du droit musulman qui est très permissif à l’égard de tout acte à l’encontre d’un non musulman. Nous n’avons plus simplement un affrontement entre chrétiens et musulmans qui correspond à une guerre de religion. L’opposition s’effectue sur la musulmanité en sa négation. Aussi nous sommes en présence d’une forme d’absolutisme religieux. C’est dire combien est paradoxale notre approche du Kémalisme puisque ce dernier sous prétexte de remettre de l’ordre dans l’Empire Ottoman après l’intervention des Jeunes Turcs, est allé bien au-delà de tous les efforts produits jusque-là afin de donner une cohérence à l’Etat turc. 

Cela signifie que toute la structure turque s’est construite sur des fondements génocidaires. Et la Turquie actuelle n’est que l’enfant de ce génocide. Ceci explique les difficultés de la reconnaissance du génocide mais aussi le contrecoup que va subir la Turquie à la suite du changement de phase arméno-juif.


http://www.lygeros.org/articles?n=3278&l=fr

jeudi 7 février 2013

L’apport suisse dans la cause arménienne

L’apport suisse dans la cause arménienne

Nikos Lygeros

Dans le monde francophone, nous nous concentrons bien souvent sur le cas de la France. Même si cela est naturel, ce n’est pas forcément opportun pour l’ensemble des situations. En ce qui concerne la cause arménienne, la loi de 2001 sur la reconnaissance du génocide des Arméniens et la problématique de la pénalisation de la négation du génocide, donne l’impression que tout se passe en France. Or la cause arménienne – même dans l’espace francophone – ne dépend pas exclusivement du positionnement de la France sur la scène internationale. Nous pensons qu’il serait plus judicieux de construire l’ensemble de notre stratégie sur des bases solides qui ont prouvé leur efficacité dans le temps. Ainsi le rôle de la Suisse constitue un paradigme. 

Ce petit pays est un défenseur des droits de l’homme redoutable. Bien souvent nous ne mentionnons que la neutralité suisse avec une certaine condescendance, sans réaliser que cette neutralité n’a de sens qu’avec un positionnement fort. La Suisse est exemplaire à plusieurs niveaux et pas seulement symbolique comme la garde suisse du pape. L’impact de la Croix-Rouge dans le monde n’a nul besoin d’être démontré. Quant à l’armée suisse et sa capacité de dissuasion, ce sont des données militaires certifiées. Aussi il ne faut pas être surpris par le fait que la Suisse ait déjà voté la reconnaissance du génocide des Arméniens ainsi que la pénalisation du négationnisme. Nous devons nous rendre compte que la Suisse se trouve dans ce domaine au delà de l’horizon français. Par conséquent elle peut servir d’exemple dans la réalisation du concept. 

Car le processus de réparation n’a pas un but qui se réduit à la reconnaissance symbolique d’un génocide. Le processus de réparation correspond à un ensemble de mesures à prendre qui ne sont pas forcément suffisantes pour les victimes du génocide mais qui sont certainement nécessaires pour les survivants du génocide. Aussi pour prendre de revers les négationnistes qui sont particulièrement virulents en France, nous ne devons pas nous contenter d’un combat dans cet espace. Sinon nous risquons de tomber dans une problématique communautaire. Par contre personne ne peut accuser les Suisses d’être des Arméniens. Aussi il est préférable de mettre en avant l’apport suisse pour donner un cadre de négociation cohérent et efficace. Le positionnement suisse n’a rien d’extrême. Il se base exclusivement sur les notions des droits de l’homme. Sa dureté ne provient que la nécessité de condamner les bourreaux et de neutraliser ceux qui seraient tentés de commettre la même chose de manière indirecte en soutenant un génocide de la mémoire. 

L’apport suisse est essentiel car il permet de rendre nos arguments incontestables. Sans tomber dans les pièges des stratagèmes développés par les lobbies turcs, nous pouvons mettre en exergue la situation suisse et contrer les attaques fallacieuses de leur propagande. L’exemple suisse permet aussi de convaincre les indifférents à la cause arménienne. Dans leur ensemble, ces derniers pensent que nos revendications sont exagérées. Tandis que la connaissance des données suisses dans le domaine, leur permet de réaliser d’eux-mêmes que nos revendications ne sont que des réalisations des droits de l’homme. En recadrant le centre de notre combat sur l’exemple suisse, il est possible de lui donner une assise non seulement plus neutre mais surtout plus convaincante pour des personnes qui ne connaissent que de loin la problématique du génocide des Arméniens. 

Cela leur permettra de prendre conscience du caractère universel de la cause arménienne en tant que lutte contre un crime contre l’humanité.


source : http://www.lygeros.org/articles?n=3364&l=fr

jeudi 31 janvier 2013

Ce mariage homosexuel...



Ce mariage homosexuel dont tout le monde parle en France…


Maurice-Ruben HAYOUN
 

De temps en temps, les clercs devraient être à l’écoute d’homme simples, confrontés aux difficultés de la vie quotidienne et de l’existence en général. C’est ce qui vient de m’arriver ce matin au réveil : comme tous les matins que Dieu fait, dès 6 heures je regarde les chaînes de télévision, je parcours les journaux et écoute un peu les radios. Et je vois sur BFM TV un syndicaliste de Goodyear qui dit sa déception face au gouvernement français et l’accuse d’avoir fait des promesses qu’il savait ne pas pouvoir tenir.

Et dans le feu de sa déposition oratoire, cet homme qui craint légitimement de se retrouver avec ses camarades au chômage lâche cette phrase révélatrice : au lieu de se focaliser sur le mariage pour tous, le gouvernement devrait s’occuper du travail pour tous…

Cette phrase est marquée au coin du bon sens. Je n’ai rien contre personne, même si je pense, sans la moindre trace d’homophobie que dans un mariage, tel que le prévoit le code civil, il faut un homme et il faut une femme… Comme dans toutes les familles.

Certes, et il faut le préciser pour couper à des malentendus ou à des procès d’intention, les gens du même sens qui veulent ensemble ou se pacser ont parfaitement le droit de le faire. Il suffirait d’ailleurs d’améliorer le pacs, d’en élargir la saisine (pour ainsi dire) afin de répondre aux revendications légitimes des homosexuels.

Mais revenons au propos initial : cette controverse tend à éclipsait tous les autres sujets, elle finit par faire l’effet d’un écran de fumée qui finira bien par se dissiper un jour, dévoilant l’étendue insoupçonnée de ce mal profond qu’est le chômage de masse.

Et les propos indignés du syndicaliste cité plus haut devraient nous aider à prendre conscience de ce qui se passe…

Mais pourquoi donc avoir consacré tant d’énergie à ce projet dit sociétal ? 


Maurice-Ruben HAYOUN
In Tribune de Genève du 31 janvier 2013

mardi 29 janvier 2013

Preventing the Coming U.S. Disaster in the Caucasus

Preventing the Coming U.S. Disaster in the Caucasus

by David Boyajian
December 22, 2012

Map of Caucasus Region (Jeroencommons/Wikipedia)
Map of Caucasus Region

The United States is risking a disastrous renewal of war in the Caucasus between Armenians and Azeris over the breakaway Armenian-populated Republic of Mountainous Karabagh (RMK, or Artsakh in ancient Armenian).

A new war between Azerbaijan and RMK (with its ally, Armenia) would undoubtedly destroy much of Azerbaijan’s energy industry. This includes key Azeri oil and gas pipelines that lie just a few miles north of RMK and snake through Georgia and Turkey.

Azerbaijan’s economy and corrupt government are massively dependent on oil and gas revenue and would be in deep trouble. The already conflict-ridden Caucasus—recall the Abkhazia stalemate and 2008’s Russian-Georgian war over South Ossetia—would be hopelessly destabilized. U.S. policy, in particular, would lie in tatters.

Not surprisingly, Western energy giants such as BP, Chevron, ConocoPhillips, ExxonMobil, and Total (France) own huge stakes in Azerbaijan’s energy infrastructure.

As expected, the conflict’s mediators—the U.S., Europe, and Russia—have an insatiable greed for Azerbaijan’s substantial oil and gas deposits. Yet had they, especially the U.S., formally recognized RMK’s independence from Azerbaijan, the conflict would have been resolved years ago. Such recognition remains the only practical and just solution.

Azerbaijan would be unhappy, yes, but would continue to sell most of its oil and gas to the West. Azeris will never sell only to Russia. That would bind them too tightly to their former overlord.

Azeri Violence

The conflict in Mountainous Karabagh broke out in the late 1980’s just after its Armenian majority, long abused by Azerbaijan, peacefully declared its desire for union with Armenia.

Azerbaijan replied with murderous attacks against Karabagh civilians. Mobs hunted down and killed Armenians in the Azeri cities of Sumgait and Ganja. After the USSR dissolved in 1991, RMK held a referendum boycotted by Azeris. It voted for independence. Azerbaijan’s response was full-scale war.

Even with help from Turkish military officers and paramilitaries, and Afghan Mujahedin, Azerbaijan lost the war. A ceasefire was declared in 1994. Yet almost daily Azerbaijan threatens a new war and snipes across the contact line.

Pumped up with billions in oil and gas revenue, Azerbaijan’s $3 billion military budget dwarfs Armenia’s entire national budget. But Armenian troops are universally acknowledged to be better trained and to possess much greater esprit de corps because they are defending their ancient lands.

But the U.S., Europe, and Russia might be coming to their senses. A few years ago, they proposed that RMK’s 100,000 mostly Armenian citizens decide its formal status in a referendum. In return, Armenians would hand over vast tracts of territory to Azerbaijan.

Azerbaijan rejected this compromise. It insisted, unreasonably, that its entire population of nearly 10,000,000 must participate in such a referendum so as to outvote RMK’s 100,000 people.

How solid is RMK’s case for independence? Very.

RMK’s Best Case

On every measure—history, demographics, and sheer decency—RMK has as good a case as other nations, such as South Sudan, East Timor, and the republics and regions of the former Yugoslavia, that have recently been freed from their overlords.

During pre-Soviet, Soviet, and post-Soviet times, Azeris have persecuted and murdered Mountainous Karabagh’s Christian Armenians.

Since 1994, RMK has been a functioning, democratic, de facto independent state.

Ancient Greek and Roman historians—Strabo, Pliny the Elder, and others—testify that Artsakh/Mountainous Karabagh was part of Armenia since before the time of Christ, and has always had an Armenian majority.

Only a thousand years later did Turkic-speaking nomadic tribes from Central Asia begin dribbling into the Caucasus. At no time, however, did they or Muslims constitute more than a fraction in Mountainous Karabagh itself. An 1823 Russian survey reported it to be 97% Armenian.

From 1918-20, Azeris—in a pan-Turkic alliance with Turkey—attacked and massacred thousands of Armenians in and around Karabagh. Shortly thereafter, Russian Bolsheviks—allied with Kemalist Turkey at that time—Sovietized the Caucasus.

Lt. Col. John C. Plowden, a British military representative in the Caucasus, reported in 1919 that Mountainous Karabagh is “the cradle of their [Armenians’] race … Armenian in every particular and the strongest part of Armenia, both financially, militarily and socially.”

But in 1921, Stalin, the Soviet Commissar for Nationalities, gifted Mountainous Karabagh to Azerbaijan, probably to curry favor with Turkey. Karabagh was thereby artificially and physically severed from Armenia, mere miles to the west.

Azerbaijan deliberately neglected not only Karabagh’s economy and roads, but also its communication and transport links with Armenia. Law enforcement positions were filled with Azeris, even though they were a minority. Armenians protested to Moscow in vain.

An Azeri policy of depopulation caused 30% of Karabagh’s Armenian villages to disappear between 1926 and 1980.

Azeris were also brought in to shift the demographics. Moutainous Karabagh’s Armenian population dropped to 94% in 1921, 89% in 1926, 80% in 1970, and 76% in 1989.

Were RMK to fall under Azeri control again, it would inevitably suffer the same fate as Nakhichevan, another Armenian province that Stalin gifted to Azeris.

Nakhichevan Emptied

Under Azeri rule over the past decades, Nakhichevan has been totally emptied of its Armenians.

One Azeri official has actually declared that “Armenians have never lived in Nakhichevan.” Since the existence of Armenian buildings, churches, and monuments disprove such absurd claims, Azeris have undertaken to deface or level them in Nakhichevan and elsewhere.

In 2005, for example, Azerbaijani servicemen used sledgehammers and machinery to completely destroy thousands of ancient Armenian Khachkars (intricately carved stone crosses) in a cemetery in the city of Julfa. The Azeris were caught in the act from across the border. The astonishing video is on the Web.

The destruction has been compared to the Taliban’s dynamiting of ancient Buddhist statues in Afghanistan. Azerbaijan has banned foreign observers and ambassadors from the site.

Due to their falsifying others’ history and culture, we are compelled, sadly, to examine Azeris’ own roots.

The Invention of Azerbaijan

Most people are unaware that “Azerbaijan” was created as a country—out of thin air—in 1918, just after Russia’s Bolshevik Revolution.

The region’s Muslims had never been known as “Azeri,” an ethnicity that had never existed. Rather, they called themselves Turks, Tartars, or simply Muslims. Large numbers of Armenians, Georgians, and others also inhabited that same territory.

Prior to 1918, “Azarbayjan” referred merely to two provinces—not a country—in northwestern Persia (Iran). These were always located strictly to the south, below the Arax River, of the artificially-created Azerbaijan of 1918.

The so-called Azeris speak a Turkic language. But the word Azerbaijan is actually Persian, not Turkic. It is derived from the name Atropates, a Persian governor appointed by Alexander the Great around 327 BC.

The Azeris probably chose the name “Azerbaijan” in 1918 to further their designs on Iran. Indeed, during and after WW 2, the Soviets tried unsuccessfully to carve out a “People’s Republic of Azarbayjan” in Iran’s northwest.

The Sordid U.S. State Department

The U.S. State Department’s policies toward Azerbaijan have a particularly sordid aspect involving personal gain and undue influence.

In 2010, for example, President Obama appointed Matt Bryza as interim American ambassador to Azerbaijan, despite Bryza’s questionable ties to Azeri officials.

Not surprisingly, after a year in Baku, Bryza joined the Istanbul-based Turcas Petrol Corporation, a partner of the State Oil Company of Azerbaijan (SOCAR).

The United States-Azerbaijan Chamber of Commerce (USACC) has always been crammed with former U.S. officials such as Vice President Dick Cheney, former Secretaries of State James A. Baker and Henry Kissinger, Richard Armitage, Zbigniew Brzezinski, Richard Perle, and Brent Scowcroft. They rub elbows with USACC fat cats from corporations that invest in Azerbaijan’s energy industry.

Israel, known for its influence on U.S. policy, and some Jewish American organizations, have allied themselves with Azerbaijan. 30% of Israel’s oil imports come from Azerbaijan. Israel is selling $1.6 billion dollars’ worth of advanced weapons, including drones, to Azerbaijan, which is threatening to use them against RMK.

The RMK conflict is not unsolvable. The facts are clear. Azerbaijan has no valid claim to RMK. Yet U.S. support of Azerbaijan may drag it into war.

America must take the lead and formally recognize RMK’s independence. Europe and Russia will follow. The alternative may be another U.S. war whose cost in blood and money we Americans cannot afford.

source : 

jeudi 24 janvier 2013

Israël/ La XIXe Knesset

Israël/ La XIXe Knesset

La droite reste en tête. Le centre se métamorphose. Et on trouve désormais des rabbins dans les partis laïques.


PAR MICHEL GURFINKIEL.

Consolidation à droite, petite poussée à gauche, recomposition au centre : c’est le bilan des élections israéliennes du 22 janvier.

Consolidation à droite : le Likoud (Rassemblement conservateur) de Benjamin Nethanyahu disposait de 27 sièges dans la XVIIIe Knesset, élue en 2009. Il en obtient 31 dans la XIXe, après avoir absorbé le parti de centre-droit Israël Beitenu (Notre Maison Israël) d’Avigdor Liebermann. Les partis religieux passent de 24 à 28 sièges. Au total, la droite passe de 51 sièges à 59 sièges.

Petite poussée à gauche. Les travaillistes passent de 13 à 15 sièges. Le Meretz (extrême-gauche), ressuscite : de 3 à 7 sièges. Au total, la gauche passe de 16 à 21 sièges.

Recomposition au centre. En 2009, deux partis centristes s’étaient imposés. Kadima, le parti lancé par Ariel Sharon en 2005, peu de temps avant l’accident cardiovasculaire qui devait l’éliminer de la scène politique, restait le premier parti à la Knesset, avec 28 sièges : mais au prix d’un glissement à gauche voulu par son nouveau leader, Tsipi Livni. Israël Beitenu, qui avait fait figure jusque là de porte-parole des immigrants de l’ancienne URSS, devenait un parti majeur de centre-droit, nationaliste en politique étrangère mais réformateur et laïque en politique intérieure, avec 15 sièges.

Tsipi Livni, pressentie en premier lieu pour former un cabinet, n’était parvenue ni à conclure une entente avec Liebermann, ni à mettre sur pied une coalition plus large. Liebermann avait préféré s’allier avec la droite. Quatre ans plus tard, ces deux formations se sont désintégrées. Liebermann, mis en examen pour diverses affaires, a du se résoudre à faire liste commune avec Nethanyahu. Kadima est tombé à 2 sièges. Livni, qui l’a deserté, n’a obtenu que 6 sièges.

Mais un nouveau parti centriste a fait irruption : Yesh Atid (Avenir) de Yaïr Lapid. Cette formation, plus proche du centre-droit que du centre-gauche, a absorbé l’aile droite de l’ancien Kadima et l’aile gauche d’Israel Beitenu. Elle obtient 19 sièges, et devient le deuxième parti du pays, derrière le Likoud. Nationaliste laïque, comme Israel Beitenu, elle compte cependant parmi ses élus deux rabbins orthodoxes…

Les formations se réclamant du nationalisme arabe, de l’islam et de l’irrédentisme palestinien sont passées de 11 à 12 voix. Elles restent nettement en deçà du potentiel électoral de la minorité arabe, évalué à 15 % au moins des voix et une vingtaine de sièges à la Knesset. Les abstentionnistes arabes voudraient voter pour des partis démocratiques israéliens mais n’osent le faire dans des localités contrôlées par les ultras de leur communauté.

Conclusions : l’alliance électorale Likoud-Israël Beitenu n’a ni renforcé le Likoud ni sauvé Israël Beitenu. Nethanyahu devrait se succéder à lui-même, en s’entendant à la fois avec Lapid et avec les divers partis religieux. Ce qui serait moins difficile qu’on le croit.

Quant à la gauche israélienne, en se déclarant prête à une éventuelle alliance parlementaire avec les partis arabes extrémistes, elle se met hors jeu aux yeux du centre-droit.

Mais l’avenir, en Israël plus que nulle part ailleurs, est à Dieu, et Lui seul…

© Michel Gurfinkiel, 2013

mercredi 23 janvier 2013

La reconnaissance internationale du Haut-Karabagh

Le Président arménien appelle à la reconnaissance internationale du Haut-Karabagh



Le président de la République d’Arménie Serge Sarkissian a vivement critiqué l’Azerbaïdjan et la Turquie lors d’un discours prononcé mardi 15 janvier à Erevan et a appelé à la reconnaissance internationale de l’indépendance du Haut-Karabagh (l'Artsakh). « L’Arménie doit se préparer à une nouvelle guerre, en raison de  l’arménophobie » a déclaré le Président arménien.

Le président Sarkissian a évoqué les relations conflictuelles avec la Turquie et l’Azerbaïdjan au sujet du Haut-Karabagh en déclarant : « La République du Haut-Karabagh doit être reconnue par la communauté internationale ».

Le chef de l’Etat arménien a également condamné les menaces régulières de Bakou et les déclarations anti-arméniennes des dirigeants azerbaïdjanais.

Le président Sarkissian a en outre critiqué la Turquie pour son soutien inconditionnel au régime de Bakou et a interpellé Ankara en exigeant de reconnaître officiellement le génocide de 1915. 

Armenpress