samedi 24 février 2018

A propos des cryptomonnaies

A propos des cryptomonnaies :
la stratégie blockchain à la loupe

Par Valérie Bugault

paru sur http://lesakerfrancophone.fr le 16 octobre 2017

Rappel du contexte politico-économique
La domination du fait politique par les principaux détenteurs des capitaux s’analyse en réalité en la domination du fait politique par le fait économique. Ce faisant, il apparaît que le « fait politique », qui consiste à organiser la vie en commun dans une société donnée, n’existe plus réellement car il est soumis aux intérêts privés de quelques personnes qui dominent l’édifice institutionnel à la fois au niveau des États et, plus grave encore, au niveau international.
L’évolution de la domination du fait économique sur le fait politique est une longue histoire qui a commencé au moment des Grandes Découvertes et qui se terminera par l’avènement d’un gouvernement mondial aux mains des principaux détenteurs de capitaux de la planète. Ces détenteurs de capitaux ont développé leur emprise politique au moyen de l’accaparement des biens et des capitaux. Ils ont utilisé différents moyens pour arriver à leurs fins politiques parmi lesquels :
  • La centralisation de la gestion des masses monétaire dans leurs mains, au moyen du système des banques centrales,
  • L’anonymat juridique des capitaux,
  • Le système commercial mondial de libre-échange à la façon OMC, qui s’analyse en un libre investissement des multinationales, allié à la liberté pour les grandes entreprises d’absorber les entreprises de taille inférieure et in fine les États eux-mêmes.
Ce constat, d’ordre politique, juridique et institutionnel, est évidemment, et même plus que tout autre, encore d’actualité. Nous assistons aujourd’hui à un double mouvement initié par les grands banquiers internationaux visant à durcir leur domination politique, en imposant une monnaie mondiale sous forme dématérialisée, dans le même temps qu’ils accroîtront encore le niveau général de leur accaparement des richesses.

I) Analyse de la stratégie monétaire de type classique

Cette stratégie est visible lorsque l’on observe les évolutions monétaires actuelles avec une certaine prise de distance par rapport aux événements conjoncturels et lorsque l’on garde à l’esprit la méthodologie suivie, de tout temps, par les banquiers accapareurs. Il faut en effet garder en mémoire que les grandes avancées politiques de la caste des banquiers commerçants ont toujours été de pair avec une nette poussée du degré de leur accaparement sur les richesses. Les principaux moyens utilisés, de tout temps, par les banquiers accapareurs pour accroître leur niveau de richesses ont été :
  • L’organisation de bulles spéculatives sur les actifs, suivie de l’organisation consciencieuse de l’explosion de ces bulles (via le contrôle des taux directeurs de crédit), le tout leur permettant de racheter les actifs dépréciés pour un centime symbolique ;
  • Le fait de propager des informations fausses ou fallacieuses destinées à orienter la masse des investisseurs dans un sens ou dans un autre pour ensuite prendre le contre-pied desdits investisseurs et rafler la mise…
Par ailleurs, depuis le XXe siècle, les banquiers commerçants accapareurs ont soit financé la création, soit se sont approprié des technologies ou des méthodes techniques (notamment financières comme par exemple les CDS) nouvelles pour réaliser leurs objectifs de contrôle politique. Ce qui est vrai dans le domaine industriel ou de l’énergie, l’est bien évidemment également dans le domaine financier et monétaire. C’est ainsi que l’on a vu apparaître assez récemment (dernier quart du XXe siècle) deux armes de destruction massive des entreprises et des États que sont la « titrisation » des créances et les « Credit Default Swap » ; étant précisé que des CDS, généralement inscrits en hors bilan, se transforment inéluctablement, pour l’entreprise financière qui les a émis, en « dépôt de bilan ». L’opération a pour effet d’appauvrir les actionnaires, les utilisateurs de cet établissement financier et les ressortissants de l’État appelé au secours financier dudit établissement pour finalement réaliser une concentration supplémentaire du secteur financier puisque l’établissement malade sera racheté ou repris pour un centime symbolique par un plus gros qui se donnera le rôle de « sauveur ».
Toutes ces manœuvres se réalisent sur fond 1) de circulation totale et radicale des capitaux et surtout 2) de leur anonymisation dans des proportions industrielles par le biais du développement très important des « paradis fiscaux ».

II) Analyse de la stratégie monétaire de type blockchain

A. Rappel historique

Venons-en à la problématique des crypto-monnaies selon la technique dite des blockchains. Ces monnaies sont apparues, comme chacun le sait maintenant, en 2009 de façon anonyme (l’initiateur en est un mystérieux Satoshi Nakamoto), à la suite, bien entendu, de la crise financière de 2007. La blockchain est une technique cryptographique de transmission de données qui a été utilisée comme monnaie. Les banquiers, qu’ils soient ou non à l’origine de cette technique, ont eu tôt fait de se mettre sur les rangs pour en prendre le contrôle.

B. Fonctionnement du minage blockchain

La monnaie type blockchain est conçue comme une monnaie propriétaire ; elle est gérée par des « mineurs » qui en contrôlent la quantité en circulation. En quelques sortes, les « mineurs », représentés par des ordinateurs décentralisés, remplacent la banque centrale, faussement rattachée à un État, dans le contrôle de la masse monétaire en circulation. Lorsque les grandes banques internationales se mettent sur le marché du minage des cryptomonnaies, il est assez naturel de considérer qu’une collusion de banquiers devenus des « mineurs » est possible. La nature de « monnaie propriétaire » des cryptomonnaies est en soi une invitation à l’accaparement de la gestion monétaire par les plus gros détenteurs de capitaux.
S’agissant de la cryptomonnaie blockchain, il faut comprendre que plus il y aura de prétendants au « minage » de monnaie type blockchains, plus la capacité technique du « mineur » devra être importante, jusqu’à arriver à des « mineurs » professionnels détenant un matériel de professionnel, un simple ordinateur ne suffisant évidemment pas à la tâche. Qui dit grosse capacité technique dit également gros moyens financiers et logistiques pour acquérir cette capacité technique. Nous en arrivons ici à une professionnalisation des utilisateurs/propriétaires de la monnaie blockchain qui bénéficiera évidemment aux plus gros détenteurs de capitaux. Étant donné le coût de l’investissement technique éventuellement nécessaire au « minage », il est d’ailleurs prévu la possibilité, pour les « mineurs », de former une coopérative de « minage » au sein de laquelle les revenus seront distribués à part égale entre tous les « mineurs » membres de ladite coopérative ; chaque gain opéré par chaque membre de la coopérative étant dès lors distribué à tous les membres de cette coopérative.
Il ne faut donc pas être étonné de voir apparaître une énorme propagande bancaire et médiatique pour inciter les particuliers et les entreprises à utiliser des crypto-monnaies. Car en effet plus il y aura de transactions en cryptomonnaies, plus les « mineurs » devront être professionnalisés et plus les banques pourront accaparer le marché, devenu alors très lucratif, de la gestion des cryptomonnaies.
En plus de la faveur de grandes banques internationales pour les cryptomonnaies [1 Cf. https://www.lesechos.fr/04/12/2015/LesEchos/22080-117-ECH_goldman-sachs-parie-a-son-tour-sur-la-technologie-derriere-les-bitcoins.htm ; aussi https://www.lesechos.fr/29/04/2016/LesEchosWeekEnd/00029-009-ECWE_blockchains-la-deuxieme-revolution-numerique.htm#], certaines banques centrales ont d’ores et déjà émis leur propre crypto-monnaie, tandis que le FMI lui-même se prononce en faveur de cette monnaie [2 cf. http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/le-fmi-pret-a-discuter-des-monnaies-virtuelles-et-de-la-blockchain-752355.html].

C. Objectifs géopolitiques des cryptomonnaies

D’un point de vue de géopolitique économique, ce système monétaire nouveau va retirer définitivement aux gouvernements la gestion monétaire pour la confier directement à des entités privées, c’est-à-dire aux accapareurs. Nous franchissons ici un pas de plus qui va rendre obsolète le système des banques centrales pour mettre la gestion monétaire, non pas dans les mains de ses usagers, mais dans celles des principaux propriétaires de capitaux. Cette volonté implicite pourrait expliquer que certaines banques centrales et dirigeants politiques aient souhaité s’emparer de la technologie des blockchains afin de conserver un contrôle politique sur ces nouvelles monnaies [3 cf. https://journalducoin.com/bitcoin/russie-poutine-finalement-favorable-aux-cryptomonnaies].
Ce type de tentative a eu un précédent historique très important qui s’est soldé par un échec cuisant : Napoléon Ier avait lui aussi cru doubler les banquiers en prenant le contrôle capitalistique direct de la banque centrale qu’il instituait sur le territoire français. On connaît la suite : Napoléon est parti mais la banque centrale a perduré ; qui plus est, les véritables initiateurs de cette idée de « banque centrale », les banquiers, ont fini par en prendre totalement le contrôle. Moralité de l’histoire : un homme politique ne pourra pas contrer les banquiers en utilisant les techniques que ces derniers lui imposent et maîtrisent mieux que personne. Une décision politique conjoncturelle, aussi futée apparaisse-t-elle, ne pourra jamais venir à bout des banquiers dans un contexte institutionnel général hostile à la décision politique. Croire retourner les armes de l’adversaire contre lui est une technique sans doute efficace dans certains arts martiaux mais qui n’a, historiquement, jamais fait ses preuves en matière monétaire et financière.
Il est possible que cette compréhension historique fine des événements ait incité le gouvernement chinois (qui avait, un temps, semblé favorable aux cryptomonnaies) a interdire les plate-formes de blockchains sur son territoire [4 cf. https://www.developpez.com/actu/160781/L-ordre-de-fermeture-des-plateformes-d-echange-de-bitcoins-confirmee-en-Chine-debut-de-l-eclatement-de-la-bulle-ou-opportunite-d-achat/].

D. Moralité politique de l’histoire « blockchains »

La politique ne pourra reprendre le contrôle de la monnaie qu’à la condition d’établir de nouvelles règles monétaires, la première de toutes étant de rendre à la monnaie sa fonction initiale de service, et donc d’institution politique en raison de son utilité publique. Ce qui suppose de mettre un terme à la monnaie conçue comme une marchandise, comme le sont l’or ou les cryptomonnaies actuelles, qui sont des invitations à l’accaparement monétaire. Ce n’est qu’à cette condition que la force politique pourra subvertir la force économique et reprendre la place qui est naturellement, de droit, la sienne dans la gestion des affaires publiques.

III) Analyse géopolitique de la stratégie monétaire globale : une vaste opération d’encerclement des États

D’une façon générale, en tant que géopoliticienne de l’économie, je vois arriver simultanément deux très grands événements qui vont participer à la mise en place rapide de la future monnaie mondiale, arme du futur gouvernement mondial aux mains des élites financières.
Le premier grand événement est classique. Il consiste, pour les banques centrales coordonnées par la BRI, à opérer un dégonflement des bulles spéculatives créées par un afflux massif de monnaie peu chère. L’actuelle tendance lourde à la remontée des taux directeurs va opérer immanquablement, comme elle l’a historiquement toujours fait, un appauvrissement spectaculaire des Occidentaux. Le malheur des uns faisant toujours le bonheur des autres, les grands capitalistes vont profiter des prix dépréciés pour racheter à vil prix la grande majorité des actifs en circulation.
Un vaste phénomène d’accaparement est actuellement en cours en occident. Ce phénomène donnera encore plus de puissance internationale aux banquiers commerçants pour ultérieurement circonvenir les gouvernements qui tenteraient, ici ou là, de lui résister. Ce phénomène d’accaparement massif va aggraver la pression sur les gouvernements politiques en créant un environnement qui leur sera définitivement hostile et qui, à terme, permettra la victoire politique totale des banquiers accapareurs.
Le second grand événement est l’arrivée massive des cryptomonnaies à l’échelle mondiale. Cette arrivée, proclamée en grande pompe par les plus grandes banques et institutions internationales, répond à trois objectifs complémentaires. Premièrement, l’incitation au développement des cryptomonnaies crée les conditions idéales pour développer la spéculation sur ces monnaies ; or l’Histoire nous apprend que les seuls gagnants réels des mouvements de spéculation sont les banquiers accapareurs. Il est ici encore question d’accaparement.
Deuxièmement, nous avons vu que le développement de l’utilisation des monnaies blockchains est favorable à la concentration et à la professionnalisation des « mineurs », ce phénomène engendrera une arrivée massive des banquiers en tant qu’organes de contrôle de ces monnaies.
Troisièmement, l’arrivée en grande pompe d’une cryptomonnaie a-nationale c’est-à-dire non rattachée à un gouvernement d’État, répond à l’objectif d’habituer les gens à utiliser cette technique de monnaie non rattachée à un État politique. Il sera ainsi plus aisé d’imposer ce type de monnaie en tant que monnaie mondiale.
En résumé, les grandes stratégies bancaires à l’œuvre actuellement ont toutes pour objectif de supprimer définitivement la participation d’organes politiques, quels qu’ils soient, dans la gestion et le contrôle monétaire. Les grands banquiers tendent, avec l’avènement des cryptomonnaies, un piège mortel aux hommes politiques : le piège de l’encerclement, deuxième stratagème des « 36 stratagèmes » de l’art de la guerre chinois.
Le seul moyen pour des dirigeants politiques de reprendre le contrôle de leur monnaie et donc, par voie de conséquence, de leur État est de prendre acte du fait que l’actuelle situation monétaire leur échappe ; quelle que soit par ailleurs la pertinence, de court terme, de telle ou telle mesure conjoncturelle tendant à réglementer les monnaies blockchains. Des dirigeants politiques sages devraient édicter des règles monétaires nouvelles qui excluront, pour l’avenir, les banquiers accapareurs de la gestion monétaire. La première de ces règles serait de replacer la monnaie dans un contexte institutionnel et de lui rendre la place de service public qu’elle n’aurait jamais dû perdre au profit de celle de marchandise.


Voir aussi le livre de BUGAULT & REMY Du Nouvel Esprit des Lois et de la Monnaie






mercredi 14 février 2018

Le régime répressif d'Ankara

Réagissons contre cette méthode honteuse 
du régime répressif d'Ankara visant ses opposants


Le despote islamo-fasciste turc Recep Tayyip Erdogan fait recours à une méthode des plus honteuses de son régime répressif installé en Turquie, étape par étape, depuis sa montée au pouvoir.

Le ministère turc de l'Intérieur appelle tout le monde en Turquie et dans les pays étrangers à dénoncer en échange d'un montant important tout ceux qui se trouvent dans une liste des "terroristes recherchés". 

Au total, il y a 880 noms sur cinq listes - rouge, bleu, vert, orange et gris. 

Les dénonciateurs sont récompensés avec montants différents selon la liste dans laquelle se trouve la personne recherchée:

Liste rouge: 851.063 Euros
Liste bleue: 319.149 Euros
Liste verte: 212.766 Euros
Liste orange: 127.660 Euros
Liste grise: 63.830 Euros 

Le ministère turc de l'Intérieur annonce dans sa page Internet que même les "terroristes" ne figurant pas dans ces listes différentes peuvent être dénoncés en échange d'une récompense.

Récemment, Salih Muslim, ancien dirigeant du Parti de l'union démocratique kurde (PYD) syrienne et Mihraç Ural, leader du THKP-C ont été ajoutés à la liste rouge.

Salih Muslim se trouve actuellement à Bruxelles pour dénoncer l'opération militaire de l'Armée turque dans la région Afrin du Kurdistan syrien.


Quant à Mihraç Unal, il été parmi les personnalités représentant des organisations syriennes invitées par la Russie à la conférence de Sotchi.

Dans la liste rouge, se trouvent déjà plusieurs personnalités kurdes vivant en Belgique comme les anciens membres de lu Parlement turc Zübeyir Aydar et Remzi Kartal.

Parmi ceux qui ont été ajoutés par le ministère de l'Intérieur à la liste verte, se trouve également le citoyen belge Bahar Kimyongür.

Il avait été arrêté à trois reprises, aux Pays-Bas, en Italie et en Espagne en raison de l’existence d’une « notice rouge » délivrée par Interpol à la demande de la Turquie. La Belgique avait prêté son concours à l’exécution de son arrestation aux Pays-Bas. 

Cette « notice rouge » de la police turque avait à chaque fois été déclarée illégale par les juridictions des différents pays concernés. Le 22 août 2014, Interpol avait officiellement retiré la « notice rouge » visant le ressortissant belge. 
Il faut que l'opinion publique belge réagisse contre cette nouvelle opération honteuse du régime d'Ankara visant centaines d'opposants qui sont soit citoyens belges soit réfugiés politiques en Belgique.

Dogan Özgüden
Rédacteur en chef





jeudi 25 janvier 2018

Paying Tribute to Sarkis Hatsbanian

Paying Tribute to Karabakh War Veteran
Sarkis Hatsbanian


By Raffi Bedrosyan


Sarkis Hatsbanian, Karabakh war veteran, political commentator and activist, passed away last week in Lyon, France. He was only 55.

Sarkis Hatsbanian with an Azeri woman left behind by her family

Born in Adiyaman, southeastern Turkey and former Cilicia, he had left for France in 1980 to avoid persecution of the military dictatorship in Turkey, and then had moved to Armenia to join the Karabakh war in 1990. He participated in the liberation of the Karvajar (Kelbajar) region joining Armenia to Karabakh.

A photo of him with an elderly woman became a symbol of the war. This photo had two stories, one very real, the other a complete lie. The real story was as reported by a French journalist who accompanied the Armenian forces during the campaign, depicting Sarkis with an 80-year-old Azeri woman, Shaikha Hanum. She was left behind, along with other elderly Azeri women and children in the Karvajar district, when all the able-bodied Azeris had fled ahead of the advancing Armenian forces. Her son was a police commander in the district. Sarkis was in charge of taking care of the Azeri civilians, and eventually providing safe passage to Gandzag (Kirovabad). Armenians took such good care of the civilians that Shaikha Hanum stated she loved Sarkis more than his cowardly son who had abandoned her.

On the same day that this story and photo was published in France, a fake story was posted in the Turkish daily, Milliyet, using the same photo, depicting Sarkis as an Azeri soldier, rescuing his Azeri grandmother from the Armenian enemy…

After the war, he became politically active and a fierce critic of the bribery and corruption of the oligarchs in the government and in the church, expressing his views very eloquently and articulately during frequent TV appearances. Sarkis and I met and became fast friends when I took groups of hidden Armenians from Turkey to Armenia. He was fascinated by this new Armenian reality. He would follow our tour itinerary and meet us at museums and churches that we visited, becoming a volunteer guide, counsellor, mentor and lifelong friend to our hidden Armenians.

When he was struck by cancer this past summer, he had to move to Lyon, France to receive the required treatment, in a race against time. He needed a place to stay during the treatments and was in dire financial need. Our numerous pleas for some financial assistance from heads of Armenian organizations, influential or politically active Armenians in France or Europe fell on deaf ears, unfortunately. Ultimately, a fundraising campaign was organized in Canada to send emergency funds to Sarkis and his family, with a few anonymous donors from Turkey also contributing. He passed away disappointed and dejected by the apathy of fellow Armenians.

And now, as soon as he passed away, the accolades and eulogies by Armenian Diaspora leaders rise to the sky for the “Karabakh war hero.”  We have a saying in Armenian — “Kna merir, yegour sirem,” meaning “First go die, then come let me love you.” Perhaps this attitude is unique to Armenians, because I cannot find such a cruel but poignant proverb in any other language.


source : https://mirrorspectator.com/2018/01/25/paying-tribute-karabakh-war-veteran-sarkis-hatsbanian/




jeudi 18 janvier 2018

Conférence sur Nagorny-Karabakh

Conférence
de Gérard GUERGUERIAN
Nagorny-Karabakh
Entre sécession et autodétermination

en présence de Hovhannès Guevorgian
Représentant de la République d'Artsakh en France


le vendredi 2 février 2018 
au CJA, à Alfortville 



mercredi 17 janvier 2018

Le problème de Skopié

Le problème de Skopié

Nikos Lygeros


Le problème de Skopié ne sera pas résolu avec des compromis. Et l'exemple de la France, qui n’a fait aucun compromis à aucun moment en 1973 pour le nom du Royaume-Uni, lequel voulait à l'origine s'appeler Grande-Bretagne, est un exemple à imiter par ceux qui ont une pensée stratégique.

La diplomatie a ses limites quand il y a une stratégie dominante. Parce que si tu t’agenouilles de toi-même, ils te mettront à genoux sûrement, tandis que si tu es digne des circonstances, ils te respecteront. La Grèce dans le cadre du problème de Skopié ne se bat pas seulement pour son droit comme le pensent même les plus positifs. Elle se bat pour les droits de l'histoire. Parce qu'elle ne peut accepter aucun pays qui accède à l'éradication de l'histoire, même si pendant des décennies il se trouvait sous la coupe d'une barbarie qui considérait non seulement que l'histoire devait mourir ou qu'elle était déjà morte mais qu'elle était capable de tuer l'histoire si besoin. Le problème de Skopié est un exemple caractéristique de non-respect du passé, ni de celui de l'histoire.

Ce n'est pas seulement une attaque contre l'hellénisme comme le pensent la plupart. C'est une tentative d’assassinat de l'histoire. C'est une tentative de meurtre du temps. C'est une tentative contre les droits fondamentaux de l'Humanité. Ceux qui ne voient le problème que localement n'ont pas compris son essence.

Le problème de Skopié n'est pas une négociation mais une lutte de justice. Le Temps est avec nous et nous l'utiliserons parce que nous sommes avec lui depuis l'Hellénisme existe.


Traduit du Grec par A.-M. Bras

dimanche 7 janvier 2018

Agreements undertaken by the State of Israel as to not recognizing the Armenian genocide


FOIA request for information on agreements and commitments undertaken by the State of Israel
vis-a-vis Turkey and Azerbaijan as
to not recognizing the Armenian genocide


On April 24 1915, in the midst of WWI, the rulers of the collapsing Ottoman Empire began the annihilation of the Armenian people. In less than four years, after 2,400 years in which Armenians lived and thrived within the region between the Caspian Sea, the Black Sea and the Mediterranean Sea, hardly any Armenians remained. More than a million were murdered and the survivors were scattered all over the world. Men, women and children were sent on “death marches”, detained in concentration camps, raped and murdered. News on the genocide was published by newspapers in the US and Europe as it was happening.
US Ambassador in Istanbul at the time, Henry Morgenthau, tried to help the Armenians and lessen, if only slightly, the extent of the atrocities. Sarah and Aharon Aaronsohn, Eitan Belkind and other members of the Nili group witnessed the events and their hearts told them a hidden thread connected the fate of the Armenians and the fate of the Jews. Franz Werfel, a German writer of Jewish descent, learned of what happened to the Armenians and published his book "Forty Days of Musa Dagh" in Germany in November 1933, ten months after Hitler's rise to power.
The Turkish state which was founded in 1923, was determined to forget and cast into oblivion this terrible episode in Turkish history. In 1965, after descendants of the Armenian refugees in the diaspora began to demand international and Turkish recognition of the genocide, Turkey embarked on an extensive and resolute denial campaign. Similarly, and in view of the conflict between Azerbaijan and Armenia as to the Nagorno-Karabakh province, Azerbaijan has become Turkey’s partner in leading the denial of the Armenian genocide.
Unfortunately, in spite of the existence of an Armenian community in Israel and in spite of a continuous public, academic and political campaign, the Armenian genocide has not been recognized by the State of Israel.
Prima facie, it seems that the official Israeli denial of the Armenian genocide is tied to its diplomatic and military relations with Turkey, and in recent years to the relations with Azerbaijan. Turkey and Azerbaijan have purchased from Israel military training and weapon systems worth billions of USD.
Minister of Defense Avigdor Lieberman, former Deputy Minister of Foreign Affairs, Mr. Danny Ayalon, former Chairman of the Knesset Education Committee, MK Alex Miller, as well as additional MK's from 'Israel Beitenu' party clarified unequivocally that the State of Israel would not recognize the Armenian genocide so as not to harm relations with Azerbaijan, over controversial historical issues concerning century-long events. Their arguments remind those of holocaust deniers.
Under these circumstances, one suspects that not only does the State of Israel “trade” in the recognition of the Armenian genocide, but that it has also taken upon itself real commitments on this matter, in agreements with Azerbaijan and Turkey. 
This is why together with the genocide scholar Professor Yair Auron, we asked the Israeli Ministry of Foreign Affairs to expose to the public: Any documentation of agreements, understandings, commitments vis-a-vis Azerbaijan and Turkey as to the question of recognizing the Armenian genocide; Any correspondence with Turkish or Azeri representatives on the question of recognizing the Armenian genocide; Any documentation of meetings or communications between representatives of the Ministry of Foreign Affairs with Turkish or Azeri representatives on the question of recognizing the Armenian genocide; Decisions and position papers of the Ministry of Foreign Affairs as to the question of recognizing the Armenian genocide, in view of Turkey and Azerbaijan's objection.


Link to the FOIA request:
https://files.acrobat.com/a/preview/0d4ff53b-02eb-4e0f-b3ef-5438b1dd5fc0






mercredi 3 janvier 2018

Pres. Trump Gets Slapped Twice

Pres. Trump Gets Slapped Twice
In One Week at the United Nations

By Harut Sassounian
Publisher, The California Courier



Pres. Trump added two new major mistakes last month to the long list of misguided foreign and domestic policy decisions throughout the year.

On December 18, 2017, the United States vetoed a United Nations Security Council resolution that called for the reversal of Pres. Trump’s announcement to recognize Jerusalem as Israel’s capital and move the U.S. Embassy to that city. All the other 14 members of the Security Council, including Britain and France, voted for the resolution which correctly asserted that “Jerusalem is a final status issue to be resolved through negotiations.” It further called for all states to refrain from moving their diplomatic missions to Jerusalem.

The status of Jerusalem is a highly controversial and emotional issue for Jews, Muslims and Christians. Israel captured the eastern part of Jerusalem during the 1967 Arab-Israeli war and annexed it in violation of international law. Israel considers Jerusalem its “undivided and eternal capital.” Palestinians, on the other hand, consider East Jerusalem to be the capital of an eventual Palestinian state. Immediately after the UN vote, Palestinian leader Mahmoud Abbas announced his refusal to meet with Vice President Mike Pence during his upcoming visit to the Middle East. The trip was postponed to a later date. Thousands of protesters demonstrated in many Islamic countries against Pres. Trump’s decision on Jerusalem. The Palestinian leadership announced that they will no longer consider the United States as an honest broker of peace between the conflicting sides.

During the Security Council session, UN Middle East envoy Nickolay Mladinov warned that Pres. Trump’s unilateral action lessens the chances of peace, “undermining moderates and empowering radicals.”

Pres. Trump justified his decision by basing it on a 1995 law passed by Congress to move the U.S. Embassy to Jerusalem. However, all U.S. Presidents since then have signed a national security waiver postponing the move every six months. They did not wish to undermine the Arab-Israeli peace negotiations and inflame the passions of the Arab and Islamic world.

The fact that Trump had made a promise during his campaign to transfer the U.S. Embassy from Tel Aviv to Jerusalem cannot excuse his recent decision. As I wrote a year ago, Trump had made an unwise promise and keeping it could become dangerous.

To make matters worse for the U.S., the UN General Assembly, where the United States does not have veto power, overwhelmingly adopted a resolution on December 21, 2017, declaring Pres. Trump’s decision recognizing Jerusalem as Israel’s capital as “null and void.” It is highly embarrassing for a Superpower like the United States to have 128 countries vote against it, only 8 other countries supported it, 35 abstained, and 21 were absent. Thus Pres. Trump has made the United States the laughing stock of the world, particularly since the U.S. and Israel were supported by tiny countries that most people have never heard of, such as Togo, Micronesia, the Marshall Islands, Nauru, and Palau.

In contrast, many of the major countries voted against the U.S. in the UN General Assembly: France, Britain, Germany, Belgium, Denmark, Finland, Greece, Turkey, Italy, Japan, Netherlands, Norway, Portugal, South Korea, Singapore, South Africa, Spain, Sweden, and dozens of others.

As if this embarrassment was not sufficient, Pres. Trump and his UN Ambassador, Nikki Haley, proudly declared that the United States would cut off aid to any country that voted against the U.S. This is a ridiculous statement, as the United States is not going to eliminate aid from many of these 128 states. Furthermore, when a world power like the United States provides foreign aid, it does so to pursue its own interests. By cutting off aid, the United States would jeopardize its own national interests. Giving foreign aid does not mean that the United States automatically buys a country’s sovereign right on how to cast its vote at the UN and try to intimidate it into submission.

Regarding the Jerusalem issue, there was much discussion in the Armenian press about the appropriateness of Armenia voting against the U.S. at the UN on December 21. The fear was that Armenia would not receive foreign aid from the U.S. and would antagonize Israel.

In my opinion, both of these points are not valid. I am confident that Armenia’s many supporters in the U.S. Congress would restore the aid against the wishes of the White House, in the unlikely possibility that Pres. Trump would carry out his threat.

With regard to relations with Israel, Armenia does not have much of a risk as Israel has not been friendly with Armenia. It has no Embassy in Yerevan, has refused to recognize the Armenian Genocide, and has sold billions of dollars of lethal weapons to Azerbaijan to kill Armenians! Even Azerbaijan, despite its love-fest with Israel, voted against the U.S. decision. Needless to say, Turkey also voted against it.

Furthermore, abstaining from voting at the UN or being absent would have isolated Armenia from the rest of the world, from Armenian communities in Arab and Islamic countries, and contradict the wishes of the Armenian Patriarchate in Jerusalem which has condemned the US decision.

Finally, Israeli leaders should not celebrate Pres. Trump’s decision on Jerusalem, as it is not in Israel’s interest to antagonize the rest of the world and isolate itself. Israel needs to win over other countries, especially Palestinians, to arrive at a peaceful resolution through negotiations, not bullying or violence!