mardi 17 septembre 2013

Arménie : ouverture d'une ambassade près le Saint-Siège

Arménie : ouverture d'une ambassade près le Saint-Siège
Le ministre des Affaires étrangères au Vatican
Anne Kurian

ROME, 17 septembre 2013 (Zenit.org) - 


L'Arménie ouvre officiellement une ambassade près le Saint-Siège à Rome, rapporte l'agence de presse ARKA ce 17 septembre 2013.
 
Dans le cadre d'un voyage en Pologne et en Italie (17-20 septembre), Edouard Nalbandian, ministre arménien des Affaires étrangères, assistera à la cérémonie de l'ouverture de l'Ambassade arménienne au Vatican, le 19 septembre.
Il rencontrera également Mgr Dominique Mamberti, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États.

D'après des chiffres de l'Aide à l’Église en détresse, l'Arménie est un pays à majorité chrétienne (84,9%) dont 7,6% de catholiques et 75,8% d'orthodoxes.
Même s'ils ont des ambassadeurs près le Saint-Siège, tous les pays n'ouvrent pas d'ambassade spéciale près le Saint-Siège: un ambassadeur à Paris ou Genève peut assumer ce rôle. C'est donc un signe d'intérêt spécial qui fait ouvrir une ambassade à Rome près le Saint-Siège.

L'Arménie a aussi un nouvel ambassadeur près le Saint-Siège depuis juin dernier: un jeune ambassadeur de 35 ans (il est né en octobre 1977), M. Mikayel Minasyan.

Le pape François l'a reçu au Vatican, à l'occasion de la présentation de ses lettres de créance. Outre sa langue maternelle, il parle français et trois autres langues.
Le Vatican accorde une importance particulière aux chrétiens d'Arménie et de la diaspora. Des gestes ont ponctué le pontificat de Jean-Paul II comme, notamment, des célébrations en rite arménien du Vatican, des visites mutuelles, le don d'une relique de Saint-Grégoire l'Illimunateur, l'arrivée d'une statue de ce grand saint au Vatican, le voyage de Jean-Paul II lui-même, en février 2001.

Il y a aussi la question du génocide arménien. En recevant le patriarche de Cilicie des Arméniens, Nersès Bédros XIX Tarmouni, au Vatican, le 3 juin 2013, le pape François a lui-même qualifié le génocide arménien de "premier génocide du XXe siècle". 

Le patriarche était accompagné par une délégation d'Arméniens, dont la fille d’une famille ayant survécu au génocide, le "Medz Yeghern", « le grand mal », perpétré en 1915 par la Turquie de l'époque.

Le pape a écouté la femme, et il a déclaré : « Le premier génocide du XXe siècle a été celui des Arméniens ». Des paroles très fermes, alors que le génocide du peuple arménien n'est pas reconnu par toutes les Nations, et pas encore par la Turquie d'aujourd'hui.

Le Parlement français a reconnu quant à lui le génocide le 29 janvier 2001 en adoptant une loi à article unique : "La France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915."

En tout, ce génocide a été reconnu officiellement par 21 Etats, ainsi que par des organisations internationales comme la Commission ONU pour les crimes de guerre, le Parlement européen et le Conseil œcuménique des Eglises.

samedi 7 septembre 2013

6-7 septembre 1955 : la nuit barbare à Istanbul

6-7 septembre 1955 : la nuit barbare à Istanbul

Une banale histoire d'ultra-nationalisme

Par Varoujan SIRAPIAN
directeur de la revue Europe&Orient


J’avais presque dix ans quand ce qu’on appelle pudiquement « les événements du 6-7 septembre », en réalité un pogrom, a eu lieu à Istanbul.

Pendant 9 heures des hordes sauvages, des paysans, des ouvriers, emmenés en cars entiers des villages lointains autour d’Istanbul, équipé tous des bâtons identiques qu’on dirait sortis d’une usine, ont sillonné les rues d’Istanbul. Ils étaient encadrés par des étudiants ultranationalistes, fervents militants de kémalisme.

Tout avait commencé par un mensonge publié dans « Istanbul Ekspres » ; « une bombe a été jetée à la maison de Atatürk ». En fait il s’agissait d’un engin artisanal lancé par un agent des services secrets turc qui a causé très peu de dégât à la maison à Thessalonique ou avait habité Mustafa Kemal dans sa jeunesse. Le rédacteur en chef adjoint qui a pris cette décision de tirage supplémentaire était Göksin Sipahioglu.

Les manifestations « spontanées » ont rapidement pris l’allure d’un pogrom, « une nuit de cristal » a la turca. 16 citoyens d’origine grecque, dont 2 prêtres et un Arménien ont été tués. 32 citoyens d’origine grecque ont été blessés grièvement.  4348 magasins appartenant aux citoyens d’origines grecque, arménienne et aussi juive ont été saccagés et pillés. 110 hôtels, 27 pharmacies, 23 écoles, 21 usines, 70 églises, 3 cimetières et très nombreuses maisons appartenant aux minorités non musulmanes ont été gravement endommagés. Nombreux viols n’ont pas pu être officiellement enregistrés les familles ne voulant pas ajouter la honte à l'outrage. Mais petit à petit, les bouches se sont ouvertes et nous avons appris que la femme (une très belle femme) d’un bijoutier juif très connu était parmi les victimes.

Il y avait une boulangerie dans mon quartier à Sisli, tenu par un albanais. Le boulanger un brave type offrait tous les après-midi quelques çörek (brioche) aux policiers du commissariat qui se trouvait juste en face de sa boutique. Dans la soirée du 6 septembre, les hordes sauvages l’ayant pris pour un Grec, ont commencé à caillasser sa vitrine. Il est allé se plaindre au commissaire. La réponse de l’officier fut : « désolé je ne peux rien faire. Aujourd’hui je ne suis pas un policier, je suis un Turc » !

Beaucoup de citoyens appartenant aux minorités ayant subi ces agressions ont préféré quitter la Turquie dans les mois et années qui ont suivi.       

Les enquêtes ultérieures ont démontré l’implication de l’agent des services turc dans « l’attentat » contre la maison d’Atatürk. Mais au lieu d’être inculpé, il a obtenu une promotion comme remerciement. Quant à Sipahioglu dont le journal avait mis le feu aux poudres, il s’est installé, quelque temps après, à Paris et a ouvert (avec quel argent ?) l’agence de presse SIPA. Il a même reçu vers la fin de sa vie la Légion d’honneur de la part de président Chirac.   

Paris, 7 septembre 2013

mardi 3 septembre 2013

Bachar ne massacre pas son peuple

Le bilan de l'OSDH est concluant : Bachar ne massacre pas son peuple
 
Bahar Kimyongur

 
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un organisme proche de la rébellion financé par les monarchies arabes et les Etats occidentaux et dont le siège se trouve à Londres vient de publier son bilan des victimes de trente mois de guerre en Syrie. Ces chiffres aussi macabres que surprenants révèlent la malhonnêteté des médias mainstream et contredisent la propagande pro-interventionniste.

 
Ce 1er septembre 2013, l'OSDH a annoncé qu'en 30 mois de conflit, il y aurait eu 110.371 morts.

Deux lignes plus loin, l'organisation des droits de l'homme anti-Assad apporte quelques précisions stupéfiantes : au total 45.478 combattants loyalistes auraient été tués depuis le début du conflit.

Vous avez bien lu: 45.478 combattants loyalistes tués en Syrie !

Cela voudrait dire que depuis le 15 mars 2011 qui marque le début de la révolte, il y aurait en moyenne plus de 15 soldats et miliciens gouvernementaux tués chaque jour.

Cela signifie aussi que près de la moitié des victimes de la guerre sont des soldats et des miliciens loyalistes.

Le nombre de « soldats de Bachar » tués est ainsi nettement supérieur au nombre de civils tués.

D'autre part, l'armée arabe syrienne étant essentiellement composée de conscrits, c'est-à-dire de citoyens qui défendent leur pays, leurs institutions et leur gouvernement, on peut dire que l'armée est indissociable du peuple syrien.

Par conséquent, il est aussi malhonnête de tenir Assad pour responsable de la mort de plus de 110.000 Syriens comme le font les médias et les militants provocateurs que de mettre le peuple et le gouvernement syriens dos à dos puisque la première victime de la guerre de Syrie, c'est l'armée, donc le peuple en uniforme, donc le « peuple pro-Assad ».

Venons-en à présent au nombre de victimes civiles. L'OSDH dénombre 40.146 tués.

Ce chiffre ne distingue pas les Syriens que l'on pourrait globalement qualifier de « pro-gouvernementaux » ou de « pro-rébellion ».

Le nombre de civils, femmes et enfants inclus, que l'on peut situer dans le camp des pro-Assad, des anti-rebelles ou des neutres est sans doute extrêmement élevé surtout si l'on tient compte des tueries de masse commises ces dernières semaines par les groupes terroristes dans les zones kurdes du Nord du pays (Tell Aran, Tell Hassel, Tel Abyad, Sereqaniye), dans les quartiers et les villages chiites (Nubbol-Zahra, Hatlah), alaouites (Lattaquieh) et chrétiens (Marmarita, al Duvair, Jaramana) et parmi les sunnites patriotes un peu partout dans le pays.

Les groupes armés anti-régime ont d'ailleurs revendiqué des centaines d'exécutions de civils y compris des enfants, soupçonnés de sympathie envers le régime syrien.

Parmi les victimes civiles du conflit, comptons également les Syriens massacrés par des groupes non identifiés (Houla en 2012 et Banias en 2013).

Du côté des victimes de l'opposition armée, l'OSDH a comptabilisé 21.850 tués, soit deux fois moins que de militaires syriens tués et un cinquième du nombre total de victimes de la guerre.

Ces groupes armés se livrent eux-même à des guerres intestines qui entraînent la mort de nombreux combattants pro-rébellion ainsi que leurs familles.

Parmi les 40.146 victimes civiles du confit syrien, il faudrait donc tenir compte des centaines de civils pro-rebelles tués par des rebelles.

Le 26 août dernier, par exemple, une vingtaine d'habitants du village Madmouma à Idlib ont été exécutés par un groupe radical anti-régime. Aucun loyaliste ne se trouvait dans la zone.

Parmi les victimes de Madmouma, on compte plusieurs femmes et enfants exécutés d'une balle dans la tête.  Le groupe rebelle Ahrar Al Cham et l'Etat islamique de l'Irak et du Levant (EIIL) s'accusent mutuellement.

A la lecture du bilan tragique de l'OSDH, deux conclusions s'imposent :

Soit on appréhende la situation syrienne d'un point de vue légaliste et l'on dit : « ce n'est pas Bachar mais la rébellion qui massacre le peuple syrien. Par conséquent, l'Etat syrien a raison de lutter contre le terrorisme pour restaurer la paix dans le pays comme n'importe quel autre Etat dans le monde »

Soit on analyse la crise syrienne sous l'angle humanitaire à l'aune des intérêts du peuple syrien et l'on dit : « Bachar et la rébellion sont tous deux responsables de la violence en Syrie. Dès lors, il faudrait encourager les deux camps à dialoguer afin d'épargner la vie des Syriens. »
 

samedi 31 août 2013

Speech delivered by George Galloway in the House of Commons

Speech delivered by George Galloway in the House of Commons


Transmitted below is a link to an eloquent six-minute speech delivered by George Galloway in the House of Commons in the lead-up to Thursday night’s historic vote against war and in favor of British independence.

http://www.informationclearinghouse.info/article36019.htm

I have been puzzled by the post-vote fretting by various British commentators as to the “threat” which this assertion of independence may pose to Britain’s “special relationship” with the United States. Indeed, I have long been puzzled by the attachment of the British élites to this “special relationship”, since, in recent years, it has so clearly been a relationship of abject, bootlicking subservience – much like America’s other “special relationship”, with Israel, except that, in the British case, it is the American boots which have been being licked.
With 237 years having passed since America declared independence from British rule, it is high time for Britain to declare independence from American domination, and the British people can be proud that, at least in this instance, their democracy worked and their elected leader yielded to the clearly expressed will of his people. Later historians may regard this vote as a turning point.
By contrast, it appears at this point that neither Barack Obama nor François Hollande intends to seek a legislative vote of approval for an attack on Syria or to respect the clearly expressed will of his people. At least one of these three venerable democracies remains functional. Hats off to the Brits!
I will take advantage of this message to expand slightly on my comments in two of my messages yesterday:

ON THE “NO-CONSEQUENCES” SCENARIO
In my reaction to John Kerry’s statement yesterday, I suggested as the best-case scenario a “no consequences” scenario based on universal non-reaction to American “military action”. In retrospect, I should have qualified “no consequences” by “aside from the deaths and destruction and a further degradation of American respect for the rule of law, both domestically and internationally”.
Even in the best case, that would remain a hefty price to pay for saving face for one individual – and few can believe that the world would now be holding its breath if Barack Obama had never uttered the words “red line”.
Between 1739 and 1748, Britain and Spain fought a war bearing the charming name “the War of Jenkins’ Ear”, since it was ostensibly triggered by the severing of an ear of Robert Jenkins, the captain of a British merchant ship. If, as we must all hope, Obama’s limited, symbolic attack on Syria does not trigger a chain of reactions and counter-reactions à la World War I, I would propose that it be remembered as “the War of Obama’s Face”.

ON FRENCH PRESIDENTIAL BELLIGERENCE
I suggested yesterday a possible psycho-political explanation for the peculiar enthusiasm for “military action” of Nicolas Sarkozy and François Hollande. I will now suggest two other possible psycho-political explanations. The three are not mutually exclusive. They may be complementary.
1. Dealing with recession, unemployment, budget deficits, national debt and cuts in pension benefits is dreadfully dull and depressing – and offers few opportunities for adrenaline rushes or public praise. A little “military action” is far sexier and much more fun – and almost always provides at least a temporary positive bump in popularity polls. (However, with the latest opinion polls showing two-thirds of the French people opposed to French involvement in “military action” against Syria, a positive bump cannot be guaranteed in this instance.)
2. People who seek and achieve power – in any country – tend to be deeply interested (even obsessed) about exercising power. Particularly in difficult economic circumstances, it is easy even for those at the top of the political pyramid to feel – and be – powerless with respect to the most important aspects of their jobs. “Military action” to the rescue! Ordering death and destruction is something heads of state have the power to do (even if, in instances like the current one, it would violate international law and potentially domestic law as well) and is the ultimate power trip.

Témoignages syriens à Gouta - Syrie

EXCLUSIF - Témoignages syriens à Gouta : ce sont les rebelles fournis par l’Arabie Saoudite qui sont à l’origine de l’attaque chimique 

(Mint Press News)
 
Les rebelles et les résidents locaux à Gouta accusent le prince saoudien Bandar bin Sultan d’avoir fourni les armes chimiques à un groupe rebelle lié à Al -Qaida .
31 août 2013

Cet article est une collaboration entre Dale Gavlak pour Mint Press News et Yahya Ababneh .


Gouta, Syrie – Tandis que la machine de guerre américaine se met en place après l’attaque par armes chimiques la semaine dernière, les Etats-Unis et leurs alliés sont peut-être en train de se tromper de coupable.
C’est ce qui semble ressortir des entretiens avec des gens à Damas et Gouta, une banlieue de la capitale syrienne où, selon l’ONG humanitaire Médecins sans frontières, au moins 355 personnes ont trouvé la mort la semaine dernière par ce que l’organisation croit être un agent neurotoxique.
Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ainsi que la Ligue arabe ont accusé le régime du président syrien Bachar al-Assad d’avoir mené une attaque avec des armes chimiques qui ont visé principalement des civils. Des navires de guerre américains sont stationnés dans la mer Méditerranée prêts à lancer des frappes militaires contre la Syrie en guise de punition pour cette attaque massive d’armes chimiques. Les États-Unis et d’autres ne sont pas intéressés à examiner toute élément de preuve contraire tandis que le secrétaire d’Etat américain John Kerry déclarait lundi que la culpabilité d’Assad était « un jugement ... déjà clair aux yeux du monde. »
Cependant, selon de nombreux entretiens avec des médecins, des résidents à Gouta, des combattants rebelles et leurs familles, le tableau est différent. Beaucoup croient que certains rebelles ont reçu des armes chimiques par l’intermédiaire du chef du renseignement saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et sont responsables de l’attaque au gaz.
« Mon fils est venu me voir il y a deux semaines pour me demander ce que je pensais des armes qu’on lui avait demandé de transporter », déclare Abou Abdel-Moneim, le père d’un rebelle luttant pour déloger Assad, qui vit à Gouta.
Abdel-Moneim dit que son fils et 12 autres rebelles ont été tués à l’intérieur d’un tunnel utilisé pour stocker des armes fournies par un militant saoudien, connu sous le nom d’Abou Ayesha, qui dirigeait un bataillon de combat. Le père décrit les armes comme ayant une « structure en forme de tube » tandis que d’autres ressemblaient à « d’énormes bouteilles de gaz ».
Des habitants de Gouta disent que les rebelles utilisaient des mosquées et des maisons privées pour se réfugier tout en stockant leurs armes dans des tunnels.
Abdel-Moneim dit que son fils et les autres sont morts lors de l’attaque chimique. Le même jour, le groupe Jabhat al-Nusra, lié à Al-Qaïda avait annoncé qu’il allait attaquer de la même manière des civils à Latakia, au coeur de la région acquise au régime Assad sur la côte ouest de la Syrie, apparemment en guise de représailles.
« Ils ne nous ont pas dit ce qu’étaient ces armes ni comment les utiliser », se plaint une combattante nommée « K. » « Nous ne savions pas qu’il s’agissait d’armes chimiques. Nous n’avions jamais imaginé que c’était des armes chimiques ».
« Quand le prince saoudien Bandar donne de telles armes, il doit les donner à ceux qui savent comment les manipuler et les utiliser », averti-t-elle. Elle, comme d’autres Syriens, ne veut pas utiliser son nom et prénom par crainte de représailles.
Un chef rebelle bien connu à Gouta nommé « J » acquiesce. « Les militants de Jabhat al-Nusra ne coopèrent pas avec les autres rebelles, à l’exception de combats sur le terrain. Ils ne partagent pas d’informations secrètes. Ils ont simplement utilisé des rebelles ordinaires pour transporter et utiliser ce matériel » , dit-il.
« Nous étions très curieux au sujet de ces armes. Et malheureusement, certains des combattants ont manipulé les armes de façon inappropriée et ont déclenché les explosions », déclare « J ».
Des médecins qui ont traité les victimes des attaques chimiques nous (les intervieweurs) ont mis en garde de faire attention à poser des questions quant à savoir qui, exactement, était responsable de l’agression mortelle.
Le groupe humanitaire Médecins sans frontières a ajouté que des soignants auprès des 3.600 patients ont également signalé des symptômes similaires, y compris l’écume à la bouche, des difficultés respiratoires, des convulsions et une vision floue. Le groupe n’a pas été en mesure de vérifier l’information.
Plus d’une douzaine de rebelles interrogés ont indiqué que leurs salaires proviennent du gouvernement saoudien.
Implication saoudienne
Dans un récent article de Business Insider, le journaliste Geoffrey Ingersoll a souligné le rôle du prince saoudien Bandar dans la guerre civile syrienne qui dure depuis deux ans et demi. De nombreux observateurs estiment que Bandar, avec ses liens étroits avec Washington, a été au cœur de la campagne pour la guerre par les Etats-Unis contre Assad.
Ingersoll a fait référence à un article du quotidien britannique The Daily Telegraph au sujet de négociations secrètes russo-saoudiennes alléguant que Bandar avait offert au président russe Vladimir Poutine du pétrole bon marché en échange de son abandon d’Assad.
« Le prince Bandar s’est engagé à protéger la base navale de la Russie en Syrie si le régime d’Assad était renversé, mais il a également fait allusion à des attaques terroristes Tchétchènes pendant les Jeux olympiques d’hiver à Sotchi, en Russie, en cas d’absence d’accord, » écrit Ingersoll .
« Je peux vous donner une garantie pour protéger les Jeux olympiques d’hiver de l’année prochaine. Les groupes tchétchènes qui menacent la sécurité des jeux sont contrôlés par nous », aurait dit Bandar aux Russes.
« De même que les autorités saoudiennes, les États-Unis auraient donné le feu vert au chef du renseignement saoudien pour mener ces négociations avec la Russie, ce qui n’est pas une surprise » écrit Ingersoll.
« Bandar a reçu son éducations aux Etats-Unis, à la fois militaire et universitaire, et a servi comme ambassadeur saoudien très influent aux États-Unis, et la CIA l’adore, » ajoute-t-il
Selon le journal britannique The Indépendant, c’est l’agence de renseignement du prince Bandar qui a lancé en premier les accusations d’utilisation de gaz sarin par le régime, à l’attention des alliés occidentaux, au mois de février.
Le Wall Street Journal a récemment rapporté que la CIA a réalisé que l’Arabie Saoudite était "sérieuse" quant au renversement d’Assad lorsque le roi saoudien a nommé le prince Bandar pour diriger l’opération.
« Ils croyaient que le prince Bandar, un vétéran des intrigues diplomatiques de Washington et du monde arabe, pouvait offrir ce que la CIA ne pouvait pas : des tonnes d’argent et d’armes, et, comme l’a dit un diplomate américain, des pots-de-vin » dit-il.
Selon le Wall Street Journal, Bandar a mis en marche l’objectif prioritaire de la politique étrangère de l’Arabie saoudite, à savoir le renversement d’Assad et ses alliés, l’Iran et le Hezbollah.
Dans ce but, Bandar a convaincu Washington de soutenir un programme pour armer et entraîner les rebelles sur une base militaire prévue en Jordanie.
Le journal rapporte qu’il a rencontré « les Jordaniens mal à l’aise avec une telle base » :
« Ses rencontres à Amman avec le roi Abdallah de Jordanie duraient parfois huit heures d’affilée. « Le roi plaisantait : ’Oh, Bandar vient à nouveau ? Prévoyons deux jours pour la réunion’ », a dit une personne proche de ces réunions. »
La dépendance financière de la Jordanie auprès de l’Arabie saoudite a peut-être fourni aux Saoudiens un fort argument. Un centre d’opérations en Jordanie a commencé à fonctionner au cours de l’été 2012, comprenant une piste d’atterrissage et des entrepôts d’armes. Selon le WSJ, citant des responsables arabes, des AK-57 et munitions furent fournies par les Saoudiens.
Bien que l’Arabie Saoudite a officiellement affirmé qu’elle soutenait les rebelles plus modérés , le journal a rapporté que « des fonds et des armes ont été discrètement acheminées à des groupes radicaux, simplement pour contrer l’influence des islamistes rivaux soutenus par le Qatar. »
Mais les rebelles interviewés ont dit que le prince Bandar est appelée « al- Habib » ou « l’amant » par les militants d’al -Qaida combattant en Syrie.
Peter Oborne, dans un article du Daily Telegraph jeudi, a émis une mise en garde au sujet de la précipitations de Washington à punir le régime d’Assad par de soi-disant frappes "limitées" qui ne sont pas destinées à renverser le dirigeant syrien mais à diminuer sa capacité à utiliser des armes chimiques :
« Considérez ceci : les seuls bénéficiaires de l’atrocité sont les rebelles, qui étaient en train de perdre la guerre, et qui ont maintenant la Grande-Bretagne et l’Amérique prêtes à intervenir à leurs côtés. Bien qu’il semble y avoir peu de doute que des armes chimiques ont été utilisées, il y a un doute sur qui les utilisées.
Il est important de se rappeler qu’Assad a déjà été accusé d’utiliser des gaz toxiques contre les civils. Mais à cette occasion, Carla del Ponte, commissaire de l’ONU sur la Syrie, a conclu que c’étaient les rebelles, et non Assad, qui étaient probablement responsables ».
Dale Gavlak et Yahya Ababneh
Mint Press News, 29 août 2013.

Certaines informations contenues dans cet article n’ont pu être vérifiées de manière indépendante. Mint Press News continuera de fournir de plus amples informations et des mises à jour.
Dale Gavlak est correspondant au Moyen-Orient pour Mint Press et a exercé à Amman, en Jordanie, pour Associated Press, NPR et la BBC. Expert dans les affaires du Moyen-Orient, Gavlak couvre la région du Levant, écrivant sur des sujets tels que la politique, les questions sociales et les tendances économiques. Dale est titulaire d’une maîtrise en études du Moyen-Orient de l’Université de Chicago.
Yahya Ababneh est un journaliste indépendant jordanien et travaille actuellement sur un diplôme de maîtrise en journalisme, il a couvert des événements en Jordanie, au Liban, en Arabie Saoudite, la Russie et la Libye. Ses articles ont été publiés par Amman Net, Saraya News , Gerasa News et ailleurs.

Alerte : Pınar Selek menacée par Interpol ?

Alerte : Pınar Selek menacée par Interpol ?
From: Etienne Copeaux <ec@susam-sokak.fr>
Date: August 28, 2013 
Subject: Alerte : Pınar Selek menacée par Interpol ?
 

Chers amis et correspondants,


Alors qu'une campagne de soutien à Pınar Selek a été lancée récemment, sous forme de lettres au Ministre turc de la justice, nous avons appris hier soir par son avocate que le tribunal d'Istanbul a requis du ministère de la justice une "notice rouge" à destination d'Interpol - le moyen le plus efficace pour obtenir un mandat d'arrêt international.

Ce matin, la presse turque a confirmé que cette demande a été effectuée.

Désormais, et comme je le craignais depuis janvier, Pınar Selek risque des ennuis avec la police française si les autorités de notre pays désirent, pour une raison ou une autre, plaire à la Turquie.

Vous trouverez sur mon blog, et encore plus facilement sur le blog dédié à l'affaire Selek le communiqué de Yasemin Öz, son avocate et porte-parole de la plateforme "Nous sommes tous témoins" ainsi que l'article publié ce matin par Hürriyet News.

L'affaire Pınar Selek connaît une nouvelle crise qui dénote l'entrée du gouvernement turc dans une phase de grande fermeté. Le but est de briser Pınar Selek et tous les opposants.

Je vous prie de diffuser ces nouvelles et de rester en contact avec le comité France pinarselek.fr dont voici l'adresse
Justice Pinar <solidaritepinarselek.france@gmail.com>

En participant à la campagne de soutien, prouvons au gouvernement turc que ni Pınar ni aucune des personnes de l'opposition n'est seule dans son combat, que leur combat est connu et soutenu.

Le combat de Pınar est le nôtre, c'est le combat pour la démocratie, en Turquie et chez nous.
 
 

samedi 17 août 2013

Egypt’s Newspaper Recognizes Turkey’s Genocide Against Armenians

Egypt’s Largest Independent Daily Newspaper Recognizes Turkey’s Genocide Against Armenians


By Appo K. Jabarian
Executive Publisher / Managing Editor
USA Armenian Life Magazine
August 17, 2013
 

Turkey’s posturing in the Muslim world and especially Middle East suffered yet one more serious political blow last week when Mr. Essam Kamel, Editor-in-Chief of “Veto” Egypt’s largest independent daily newspaper wrote a scathing editorial condemning Ottoman Turkey’s genocidal dark past.
Mr. Kamel went on to criticize Turkey’s continued denial of the genocide against Armenians; and for having committed countless other atrocities and injustices against former subject peoples of the Ottoman Empire.
In my capacity as Managing Editor of USA Armenian Life Magazine, I wrote Mr. Kamel an email in both Arabic and English languages thanking him and saying: “Please accept my heartfelt gratitude for writing such a powerful article and for showing courage and integrity in addressing the historic facts of the Armenian Genocide perpetrated by Ottoman Turkey.”
No later than couple hours he responded: “Greetings, genuine appreciations and then some. The position we adopt is consistent with the most basic principles of humanity. Whatever the Ottoman Empire did in Egypt is specifically in line with its mistreatment of the peaceful Armenian people. And what they did against your ancestors is beyond description and your struggle for international recognition is honorable and we share your struggle with all the means available to us. It’s our honor to do so. Please accept my sincere greetings.”
In his regular column titled “Landmines—Detonated by Essam Kamel,” the Editor-in-Chief of “Veto” Egyptian newspaper wrote: “The Egyptian government has the right to hesitate in acknowledging the massacres of Armenians by the Turkish forces due to the high incitement of Asitana (today’s Ankara) as this acknowledgement will have bad repercussions on the Egyptian-Turkish relations. This Egyptian hesitation will not stop me, the signer below — to acknowledge the genocidal collective massacres suffered by the Armenian people throughout their history during the era of Ottoman Empire, which (successor Turkey) here comes again (to Egypt) with the support of the fascist brothers (of Muslim Brotherhood).”
Quoting famous Egyptian historian Dr. Mohammad Refaat Al Imam, Mr. Kamel underlined: “As Dr. Refaat said, the Armenians are the people whom the Ottoman Empire called ‘Millet Sadiqa’ (‘The honest community’) for their loyalty and fidelity to the country and the Sultan. But despite all this, they were the most persecuted group of people in the world that was subjected to genocide throughout all their history because of their struggle for their rights. Like the Egyptian saying goes, “Nihayat khedmatel-ghaz alka)” (which means to say “not just one episode of tragedy but an endless chain of persecutions were befallen on Armenians” – so Armenians weren’t just stricken once but they got slaughtered, looted and killed in the streets like nobody else in the history of the Ottoman Empire. There was a whole Army called “Firak Al Khayala Al-Hamidia” (“Hamidian Horse Rider Units”) named after the Sultan Abdel Hamid who executed not just hundreds but actually thousands in the streets and the genocidal massacres did not occur away from the view of the world, but it was witnessed and known by everybody.”
He added: “Some of the chapters of the Armenian tragedy that was recounted in the history books and was known afterwards, was a result of the famous rebellion in Sassoon in 1894 when the massacres against the defenseless people started October 13 of the same year and lasted until November 30 of the following year where more than 100 thousand people died and more than half a million Armenians were rendered homeless. The city of Raha alone suffered gruesome massacres on 28 and 29 of December, 1895 where 3000 Armenians were burned and died in the streets. Around 117 years ago, specifically on 26 August, 1896, and after being fed up and frustrated with the situation, a group of Armenian youth who belonged to the Tashnaq party took over the Ottoman Bank in Asitana (Constantinople – modern day Istanbul) and took hostages. They offered to release the hostages if the Ottoman Empire would promise to ameliorate life for Armenians and would recognize their rights. When the Ottoman Empire failed to control the situation, Russia helped solving it by offering the combatants to leave the country in a French ship and guaranteed their safety on condition that the Ottoman Empire improves the life of Armenians. As the Armenian youth were getting onto the ship, the Sultan and Turkish units were committing massacres against Armenians in the streets to the extent that they killed the entire Armenian population of (‘Kassem quarters’) ‘Hay Kassem Basha’ and the (‘Jewish Quarters’) ‘Hay al Yahoudi’.”
He further wrote: “These are some of the aspects of Turkish Genocide against Armenians, as the Turks were never civilized. They never maintained a heritage of illumination. They didn’t follow the (Islamic) religious tenets of love and tolerance, but they were tools for sabotage, destruction and killings. They were always known for that and that’s what we witnessed in our country (Egypt). When they were occupying our country, they plundered our wealth, they cursed our country and spread hatred and ignorance among our people for the whole period of what they called the Ottoman Caliphate (Succession) (Al Khilafa Al-Othmania).”
Mr. Kamel concluded lambasting Turkey: “That’s what the (Turkish) state is attempting — helping and supporting Mohammad Morsi to come back to power and once again to rule us and take over our country and plunder our wealth in the name of religion just like they did before. Religion is never about what they are doing.”
Shedding light on Turkey’s black pages of massive and systematic Armenian annihilation, he noted: “Whoever follows the facts on Armenian massacres is very aware of the humanitarian tragedy that surrounded a nation that until today is still insisting on its identity. And whoever reads the dark history of the Turks and their Empire will know very well why Erdogan is supporting the terrorist brotherhoods. And whoever reads what the Armenians went through will definitely acknowledge the collective genocide that Turkey perpetrated against a defenseless people.”
Soon after embattled President Morsi’s fall from power Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan made no secret of being wary of Muslim-Brotherhood-backed Mohammed Morsii’s fall and of Egypt’s non-Islamist opposition gaining regional momentum, much like the Arab uprisings. Mr. Erdogan’s radical Islamist meddling in Egypt’s internal affairs has antagonized large segments of the Egyptian society all the way from the streets to the highest echelons of the most populous Arab state.
It seems that Mr. Kamel’s commentary acknowledging the Armenian Genocide comes at a time when public discussions in Egypt have been multiplying and popular consensus has been fast building in support of official recognition of Armenian Genocide.
Obviously it’s not a matter of “if.”It’s a matter of “when” Egypt will set a morally healthy example in Asia and Africa ushering in a new era free of imperial neo-ottoman Turkish presence in Egypt and the region.
Egypt also stands to regain her leadership role in the Arab world by keeping Erdogan’s fascist Islamist-backing Turkey at bay, setting the stage for Pan-Arab nationalism’s victory over Turkish-backed misguided Pan-Islamism.