lundi 27 juin 2016

L'activation du Traité de Sèvres

L'activation du Traité de Sèvres

N. Lygeros
Traduit du Grec par A.-M. Bras


Ceux qui ne croyaient pas que le Traité de Sèvres appartenait à l'avenir et avaient l'impression qu’il n’avait plus de sens, ont déjà des problèmes avec les revendications du Kurdistan, puisque celui-ci estime que sa délimitation est celle que fournit son cadre et la carte de Wilson. 
Mais arrive maintenant l’Arménie Occidentale, bien que toujours occupée, et dont le gouvernement et le parlement ont ratifié la signature du Traité de Sèvres. C’est-à-dire que 2016 vient compléter les données de 1920 pour montrer premièrement qu’elle a un statut juridique et deuxièmement qu’elle revendique tout ce que prévoit le Traité de Sèvres. Cela vient donc renforcer la Proclamation des peuples autochtones de 2007, décision historique qui concerne un texte historique. 
La nouveauté de ce processus est prévue par le droit international, mais maintenant on en vient à sa mise en œuvre. Aussi ceux qui sont citoyens de l'Arménie Occidentale participent activement à cette décision puisque par leur existence ils donnent vie à un organisme gouvernemental qui a commencé à compter sur ses responsabilités pour l'avenir et n’attend pas tout des autres. Cette décision complète la décision et la reconnaissance du génocide des Grecs du Pont, par l'Arménie et par l'Arménie Occidentale précédemment. 
Nous avons donc un texte historique qui permet de construire l'avenir d'un Etat qui revendique ses territoires patrimoniaux suivant le cadre institutionnel de l'époque. En conséquence, cette ratification du Traité de Sèvres ouvre la voie à d'autres, pour le Kurdistan et le Pont.

vendredi 3 juin 2016

MENSONGES, GROS MENSONGES ET LES MEDIAS

MENSONGES, 
GROS MENSONGES 
ET LES MÉDIAS

Le n°22 de la revue "Europe & Orient" paru le 30 juin.

EAN : 9782917329870, 15x24, 136 pages
Éditions SIGEST


SOMMAIRE
La Question arménienne et la lampe d’Aladin
Varoujan Sirapian
Ces mots qui tuent
Hélène Richard-Favre
Comment le discours médiatique a mis à mort le peuple syrien
Sharmine Narwani
Justice pour la Syrie
Léon Camus
Langues de pouvoir
François-Bernard Huyghe
La révolution Chomsky
Slobodan Despot
Migrants : le rôle des ONG
Clémence Houdiakova
Civilisation européenne
T. S. Kahvé
Le temps des aveux
Jacques Sapir
Aveuglé par son idéologie, Fabius a privilégié le « ni-Bachar, ni-Daech »
Éléonore de Vulpillières
Les génocides arménien et juif devant le Conseil constitutionnel
Damien Viguier
Erdogan, les réfugiés syriens et le nettoyage ethnique
Erwan Kerivel
Erdogan et ses alliés
Hervé Le Bideau
Garo Paylan, un député courageux.
MAFP
La Turquie n’est pas à l’abri d’une guerre civile
Hamit Bozarslan
Pourquoi deviner Poutine est si difficile pour le renseignement des É-U ?
Sputnik
« Il faut désormais reconnaître le Haut-Karabagh »
Valérie Boyer
Des parlementaires français à Bakou ?
Laurent Leylekian
Les lobbyistes de l’Azerbaïdjan
Sedrak Mkrtchyan & Suren Sargsyan
Défendre l’indéfendable, à tout prix.
Varoujan Sirapian
Retour d’Iran
Alain Corvez
« La France n’a fait que commettre des crimes contre le peuple syrien »
Bassam Tahhan
Quand la Russie prend congé
Israël Adam Shamir 
Libération et revanche des yézidis
Christophe Chiclet
L’antisémitisme, arme d’intimidation massive.
Bruno Guigue
Diana Johnstone : « Clinton est vraiment dangereuse »
Grégoire Lalieu
Panama Papers
Jean-Michel Vernochet
Fondements stratégiques de l’analyse
Nikos Lygeros
Valls et le CRIF
UJFP
Juppé : Arrogance et autisme.
Général Henri Pinard Legry

mercredi 4 mai 2016

Azerbaijan Sees Red


Azerbaijan Sees Red: 

Bill in Armenia on NKR recognition draws Baku’s wrath




In a move that has been condemned as a “provocation” by Azerbaijan, the government of Armenia on May 5 is going to discuss and provide its conclusion on a bill dealing with the formal recognition of the Nagorno-Karabakh Republic’s (NKR) independence.

Welcome to free Artsakh


After the government’s opinion the bill authored by opposition MPs Zaruhi Postanjyan and Hrant Bagratyan (ex-prime minister) will be debated in the country’s legislature where the final decision will be made.
Postanjyan is known to have repeatedly suggested recognizing the independence of the Nagorno-Karabakh Republic (NKR), but the bill would not become law due to the position of the executive and the parliament majority that a formal recognition of the NKR would mean withdrawing from internationally mediated talks with Azerbaijan on the conflict settlement and could trigger renewed hostilities. In the current conditions following the April 2-5 war in Nagorno-Karabakh and continuing tensions in the conflict zone, however, some experts do not rule out certain progress of the bill.
Meanwhile, the bill proposed in Armenia has raised hysteria in Azerbaijan where deputy chief of President Ilham Aliyev’s administration Novruz Mammadov described it as “another provocation of the Armenian leadership” aimed at “preserving the status quo.”
Meanwhile, the Armenian side does not hide that the bill is intended to play a constraining role in the prevention of a new possible aggression by Azerbaijan.
“If Azerbaijan starts a new military aggression, the issue of the recognition of Nagorno-Karabakh will be included in the agenda,” Armenia’s Deputy Foreign Minister Shavarsh Kocharyan said.
Vladimir Hakobyan, a spokesman for the Armenian president, said, meanwhile, that Armenia is closely following the “delusional statements of Azerbaijani officials, which are not only surprising, but also ridiculous”. He reminded that the bill was presented by opposition MPs. “Let there be no doubt that in the event of recognition of the Nagorno-Karabakh Republic, the public will learn about it first from President Serzh Sargsyan,” the presidential press secretary said.
In his turn, Chairman of the NKR Public Council on Foreign Policy and Security, former Deputy Minister of Foreign Affairs of the NKR Masis Mailyan said: “Armenia must recognize the Nagorno-Karabakh Republic. Now the situation has changed. And politicians have revised their approaches. Earlier in Yerevan they thought such recognition could lead to a war or disruption of the peace process. But life has shown that even without this recognition Azerbaijan started the war and actually torpedoed the negotiation process, as well as violated the ceasefire agreement of 1994.” Now, the diplomat added, there will no longer be any fears on this matter, and Armenia must take more drastic steps.
That Armenia may recognize the NKR and conclude with it an agreement on mutual military assistance was first stated during the April war by President Sargsyan. He said that if Azerbaijan continues aggression, Armenia will make a move to formally recognize the NKR’s independence.

samedi 23 avril 2016

Deux conférences sur A. Tchobanian à Erevan

Deux conférences de J. Sirapian à Erevan



Lors de sa récente visite à Erevan, Jean SIRAPIAN,président fondateur de l'Institut Tchobanian et le directeur des éditions Sigest, a été invité par deux institutions francophones.


Université Brusov

Le vendredi 15 avril à l’Université Brusov, devant une trentaine de personnes, professeur et étudiants, il a parlé des travaux de l’InstitutTchobanian de Paris dont il est le président fondateur, et les publications de l’Institut chez les éditions Sigest

Natalia Khatcatrian présente J.Sirapian et T. Kahvé





 
Jean Sirapian

Le second intervenant, Tony S. Kahve, membre du Conseil d’administration de l’Institut Tchobanian et également le président de l’organisation Ararat Heritage a exposé les travaux de recherches et les publications électroniques sur des sujets concernant la civilisation européenne et la bibliographie du génocide des Arméniens.

 
Tony S. Kahvé


Alliance Française

Le vendredi 22 avril, Jean Sirapian, invité à l’Alliance française, a expliqué comment grâce à Archag Tchobanian, le fondateur du mouvement arménophile en France, il est devenu éditeur en 2004. 

Natalia Parrado d'Alliace française, présente J. Sirapian


Devant un public d’une quarantaine de personnes, tous francophones, il a fait un tour d’horizon sur le travail de Tchobanian en France pour combattre la conspiration du silence qu’entourait les massacres d’Arménie au début du siècle dernier, ainsi que son action pour faire connaître la culture arménienne en France ce que lui avait valu le titre de « l’ambassadeur des lettres arméniennes en France ». En s'appuyant sur la guerre en Syrie et la récente guerre d'Artsakh, il a expliqué les mécanismes de la désinformation dans les médias et chez les politiques français.




Il a aussi parlé de la revue géopolitique de l'Institut Tchobanian,« Europe et Orient » publiée deux fois par an. 

J. Sirapian montre la première publication de l'Institut Tchobanian.


L’exposé d’environ une heure, appuyée par la projection d’une vingtaine de diapos, a été suivi par un échange avec la salle.

Le rendez-vous a été pris pour le mois d’octobre, cette fois pour la présentation du livre de l’ancien ambassadeur Henry Cuny, « Arménie, l’âmed’un peuple » qui vient d’être publié chez Sigest. En effet en coopération avec le ministère de la Culture et l’UFAR, l’Institut Tchobanian invitera M. Cuny en Arménie au début du mois d’octobre 2016.

 ***

Erevan, 23 avril 2016  
 

jeudi 21 avril 2016

CONFERENCE SIRAPIAN


VENDREDI 22 AVRIL 2016, 18h30
 Ապրիլի 22-ին, ժամը 18:30
CONFERENCE:

"DEVENU EDITEUR GRACE A ARCHAG TCHOBANIAN, fondateur du mouvement arménophilie en France"

Avec JEAN SIRAPIAN


Jean Sirapian, né à Istanbul (Turquie), a découvert la France en étudiant chez les Pères Mekhitaristes.

Il se passionne pour les sciences humaines à l’Université américaine, Robert College.
Guitariste dans un groupe de pop, il enregistre plusieurs disques dont un 33 tours. Dés son arrivée à Paris, Varoujan se révèle être un touche à tout ; tour à tour, interprète chez Simca, photographe de quartier, informaticien, comptable, enseignant à l’EICAR, Conseiller municipal à Alfortville et éditeur.

Depuis 2001 l’Arménie est devenue sa passion ; président-fondateur de l’Institut Tchobanian (centre de recherche géopolitique sur la Turquie, le Sud-Caucase et le Moyen Orient), il dirige aussi la revue « Europe et Orient ». Ses nombreux voyages à Erevan lui permettent d’améliorer les contacts entre la France et l’Arménie et réunir la documentation nécessaire pour ses prochaines publications.

Jean Sirapian est directeur des Editions SIGEST (prix du "Meilleur Editeur" au Festival national du livre arménien).

Entrée libre - Մուտքն ազատ է :

mardi 12 avril 2016

Leading Jewish Scholar Condemns Israel

Leading Jewish Scholar Condemns Israel’s
Sale of Murderous Weapons to Azerbaijan
 
By Harut Sassounian
Publisher, The California Courier

 
In last week’s large-scale attack on Artsakh (Karabagh), the Azeri military killed and injured dozens of Armenian soldiers and civilians, using the sophisticated weapons purchased from Israel and Russia for billions of dollars.
 
The Armenian government and Armenians worldwide accused both Israel and Russia of responsibility for the innocent Armenian lives lost in the recent Azeri invasion.
 
Prof. Israel Charny, a righteous Jew and a staunch defender of human rights, could not remain silent knowing that his country -- Israel -- had a bloody role in the Armenian killings. As Executive Director of the Institute on the Holocaust and Genocide in Jerusalem, Dr. Charny sent a scathing commentary to the Israeli newspaper, Haaretz, under the provocative title: “Would Israel Sell a Used Drone to a Hitler?” Here is what he wrote:
 
If the Nazis were not at all murdering Jews but ‘only’ were murdering say hated Slavs, Gypsies, and Jehovah’s Witnesses; and if our beloved State of Israel were in existence; would you agree to our selling arms to the Nazis?
 
“Israel is reported to have sold billions of dollars of arms including to governments that are killing or threatening to attack victim peoples. Last week, there came reports that an Israeli drone in the hands of Azerbaijan -- a huge arms customer of ours -- was responsible for the deaths of six Armenians in the Armenian enclave Nagorno Karabagh.
 
“I am ashamed!
 
“The Armenians were the victims of a major genocide 100 years ago that has even been called the ‘Armenian Shoah’ by some Israeli scholars, including from Bar Ilan University. A great deal of their national and cultural concern continues to focus passionately on the memory of that genocide (does that sound familiar to us Jews?). For many years now, we Israelis -- whether led by Labor or Likud -- have insulted and hurt the Armenian people by failing to recognize their genocide officially and formally. Would we ourselves tolerate another government -- say the U.S. or England -- failing to recognize the Holocaust because of their realpolitik interest with the perpetrator government?
 
“One senior Armenian official has written several of us in Israel to express his deep pain as well as indignation now not only at our cowardly and self-serving denials of the Armenian Genocide, but also at our thick military trade alliance with Azerbaijan. I am reminded of the prophet Nathan crying out to King David for an earlier though more delectable murderous act of self-interest: It’s bad enough that you killed him, are you also taking a profit from the sordid affair? The Azeris are a Turkic people who adhere to Turkey’s bizarre and fascist tradition of rewriting history and denying the Armenian Genocide.
 
“In general, how much do we Israelis want to strengthen our economy by lucrative arms sales? Of course, ‘everyone’ in the world is doing it, but do we have to also? Have we given up the image/dream of Israel as a moral leader of peoples on this planet? Is this idea tiresome, naïve, and childlike in a madly destructive and self-destroying world?
 
“An alternative concept could be that along with our building arms first and foremost for the defense of Israel, that we sell -- or contribute -- arms only to underdog peoples who are facing mass destruction, and/or to allies like the U.S., who are essentially committed to shared democratic values and peace. Of course, we will still be making some mistakes, but at least our conscience will be more clear that we have not delivered used arms to the ‘Nazis.’
 
“To my Armenian colleagues and friends, I can only say that as a Jew and as an Israeli, I am mortified -- and angry.”
 
Prof. Charny’s harsh words are fully justified as both Israeli and Russian officials have shamefully pledged to continue shipping more weapons to Azerbaijan!
 
Dr. Charny has never shied away from expressing his critical views on Israel’s immoral policies on Armenian issues. In a scathing letter in 2001, he told Israel’s Foreign Minister Shimon Peres: “You have gone beyond a moral boundary that no Jew should allow himself to trespass…. As a Jew and an Israeli, I am ashamed of the extent to which you have now entered into the range of actual denial of the Armenian Genocide, comparable to denials of the Holocaust.”
 
Prof. Charny should be highly commended for his bold and righteous stand, taking to task the callous leaders of his own country!




dimanche 10 avril 2016

La lettre des parlementaires français

La lettre mensongère de parlementaires

Les limites de cynisme et de mensonge effronté ont été franchies par une lettre adressée au président de la République François Hollande, datée du 6 avril, alors même que les corps des victimes civils, sauvagement mutilés par les bachibouzouks d’Aliev n’ont pas encore été enterrés. Lettre cosignée par J.-F. Mancel, J. Bignon et R. Dati. 

Lettre publiée sur le site azéri Azertag.az


Le 6 avril 2016
Monsieur le Président,

Le 2 avril, l’Arménie a rompu le cessez le feu au Haut-Karabakh en ouvrant un feu intensif d'armes lourdes le long de la ligne de contact faisant plusieurs victimes civiles et en blessant grièvement d'autres.*
Suite à cette escalade de violence inédite le gouvernement azerbaïdjanais a pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de la population civile dans ses frontières internationalement reconnues, arrêter les provocations dont il était victime et éviter de nouveaux actes d'agression.
Dès le 3 avril l'Azerbaïdjan a décidé unilatéralement de cesser le feu pour mettre fin à cette situation tragique montrant ainsi, une fois de plus, sa volonté de résoudre ce conflit par la voie pacifique.
Le 5 Avril l'Arménie l'a suivi.
Ce nouvel affrontement meurtrier faisant des victimes innocentes doit conduire la communauté internationale, tout particulièrement le groupe de Minsk, à prendre conscience que le statu quo n'est plus possible.
Nous connaissons les efforts qui ont été les vôtres, dans la ligne permanente de notre politique étrangère, pour aboutir à un règlement pacifique, juste et durable de ce conflit.
C'est pourquoi, Monsieur le Président, nous nous adressons à vous.
Comme vous le savez, les bases fondamentales d'un règlement du conflit ont été définies dans les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies N° 822 (1993), 853 (1993), 874 (1993) et 884 (1993) et la résolution N° 62/243 (2008) de l'Assemblée générale de l’ONU, qui restent, malheureusement, lettres mortes à cause du refus de les appliquer de la République d'Arménie.
Or, la présence illégale des forces armées de l'Arménie dans les territoires occupés de l'Azerbaïdjan demeure la cause principale de cette escalade et continue de constituer une menace dangereuse pour la paix et la stabilité dans la région.
S'y ajoute le changement radical des caractéristiques démographiques, culturelles, physiques des territoires occupés et le transfert de colons arméniens visant purement et simplement leur annexion.
Il est donc impératif et urgent que la communauté internationale, en particulier les Etats qui co-président le Groupe de Minsk de l'OSCE réagissent dans les plus brefs délais pour imposer un cessez-le-feu définitif et l'application des résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU. Seul le respect du droit international permettra d'instaurer la paix et la justice dans cette partie du monde.
Nous espérons Monsieur le Président que vous aurez à cœur d'apporter, au nom de la France, votre indispensable contribution à cette juste cause et nous vous prions de bien vouloir accepter l’assurance de notre très haute considération.

Jean-François Mancel, Député
Jérôme Bignon, Sénateur
Rachida Dati, Ancien ministre, Député européen.


* Déjà la première phrase de cette lettre est un mensonge ce qui rend le reste irrecevable. Soit ces parlementaires sont ignorants des faits, auquel cas on peut les informer, soit ils sont au service des intérêts azéris, auquel cas le débat devient inutile. (NDLR)




http://azertag.az/fr/xeber/france-941680