mardi 22 janvier 2013

L’enjeu des élections législatives en Israël

L’enjeu des élections législatives en Israël
Maurice-Ruben Hayoun

 
Si Benjamin Netanyahu est arrivé en tête des dernières élections législatives et effectuera bien un troisième mandat à la tête d'Israël, c'est du centre et de la gauche qu'est venue la surprise.

Les thèmes qui ont dominé la campagne étaient ceux de la sécurité du pays et ses véritables frontières, c’est-à-dire la politique d’implantations. Les Israéliens, de gauche comme de droite, rejettent l’idée même de colonisation, arguant qu’on ne peut pas être accusé d’être étranger chez soi, c’est-à-dire en terre d’Israël. Qu’on soit ou non d’accord avec cette présentation des choses, il faut aussi tenir compte de la situation démographique du pays (un Etat qui se veut juif, c’est-à-dire où l’appartenance religieuse est un fait incontournable) et la crainte de la suffocation territoriale : en clair, un Etat palestinien dont la population connaîtrait une croissance exponentielle constituerait, à terme, un danger mortel pour l’Etat d’Israël. C’est ce constat, dont on a peu parlé, qui a motivé la décision d’Ariel Sharon d’évacuer unilatéralement Gaza. Il était devenu impossible de comprendre dans les frontières élargies d’Israël une telle population.
 
A côté de la politique des implantations (hitnahalut), il y a le problème arabe, c’est-à-dire des Palestiniens ayant la nationalité israélienne. On en parle peu en Europe, mais il faut bien reconnaître qu’en Israël la question obsède les citoyens. Et Benjamin Netanyahu a bien pris conscience de ce problème au plan électoral puisqu’il a laissé se développer sur sa droite un parti nouveau dirigé par son ancien chef de cabinet, Naftali Bennett, qui prospère justement sur de tels thèmes.
 
Certes, la majorité à la Knesset sera, comme toujours en Israël, issue d’une coalition et le Likoud et les partis religieux devront composer avec les forces de centre gauche et de gauche. Mais la paix ne sera toujours pas visible à l’horizon. Le Premier ministre israélien n’en est pas le seul responsable. Il tient compte de certaines configurations et de certaines mentalités dont on ignore tout à l’extérieur des frontières d’Israël : quand on remonte de la mer Morte en direction de Jérusalem et qu’on aperçoit les immeubles de Ramallah ou d’autres villages palestiniens, on est saisi par l’effrayante proximité, voire l’intime enchevêtrement des lieux.
 
Que la vie serait belle dans cette région du monde où Dieu a fait sa révélation, a fait connaître à l’humanité tout entière son message, message que les hommes, dans leur folie, se sont empressés de diviser avant de se diviser eux-mêmes de manière irrémédiable…
 
Mon regretté maître et ami, le professeur Roger Arnaldez, avait jadis écrit un très beau livre au titre évocateur : Trois messagers pour un seul Dieu (Albin Michel, 1983). Un jour, alors que nous prenions un verre ensemble près de la bibliothèque du Saulchoir (des Pères Dominicains) où il aimait travailler, je m’étais trompé en disant du même Dieu au lieu d’un seul Dieu… Il m’avait alors, avec la bonté et l’amour du prochain qui le caractérisaient, expliqué la différence : Dieu n’est comparable à nul être, il est, sans être, tout en étant, on parle donc d’unicité (seul dans son espèce, un peu comme le soleil) et non de «mêmeté ».
 
Mais c’est un abîme qui sépare la spiritualité du monde de la politique. Il est tout de même déplorable de voir que les Juifs et les Arabes, que tout devrait rapprocher, sont devenus des ennemis irréconciliables. Chaque soir, lorsque j’écoute les chaînes satellitaires arabes, je m’amuse à traduire instantanément en hébreu ce que j’entends en arabe : les deux langues, celle d’Israël et celle d’Ismaël, appartenant au même groupe linguistique nord-sémitique, sont si proches… Je remonte alors vers les racines communes en passant par l’araméen (la langue de Jésus) pour aboutir à une langue proto-sémitique.
 
Comment des gens qui parlent presque la même langue peuvent ils se détester à ce point ? Cette philologie est passionnante, mais elle aussi se situe à des années-lumière de la réalité politique ou territoriale, lorsqu’il s’agit d’installer un village ou un kibboutz dans une portion de la terre d’Israël. Les philologues n’ont encore jamais dirigé la moindre entité politique…
 
Que faut-il espérer ? La paix, bien sûr, mais aussi que le cœur des hommes soit touché par la Grâce. L’apport d’Israël peut être une chance, une bénédiction pour la région. Une amitié judéo-arabe peut naître, elle est inscrite dans les faits. Même si elle tarde à venir.
 

mercredi 16 janvier 2013

Les pogroms de Bakou

Il y a 23 ans, les pogroms de Bakou mettaient un terme tragique à la présence arménienne en Azerbaïdjan

 

En janvier 1990, Bakou est le théâtre de pogromes prenant pour cibles les Arméniens vivant dans la capitale de l'Azerbaïdjan alors soviétique. Près de 2 ans avant, les Arméniens de Soumgaït avaient été les victimes de semblables violences, mais l'armée soviétique ne réagira que tardivement pour défendre la population arménienne. Ces pogromes ont mis un terme à la présence pluriséculaire des Arméniens à Bakou et ont provoqué l'exode de l'ensemble de la population arménienne de l'Azerbaïdjan.

Un peu moins de 2 ans après les pogromes de Soumgaït, une ville pétrolière azérie des rives de la mer Caspienne qui avait été le théâtre fin février 1988 de scènes de violence sans précédent contre la population arménienne, Bakou, à son tour, est en proie à un déchaînement de violences visant la communauté arménienne implantée depuis des siècles dans la capitale de l'Azerbaïdjan alors encore soviétique. Obéissant à un scénario bien rodé, des milices armées déferlent dans les rues de Bakou le 14 janvier 1990, attisant la haine de la foule contre les Arméniens de la ville, qui doivent payer le prix, selon les nationalistes locaux, de la résistance qu'opposent depuis 2 ans les Arméniens du Haut Karabagh à l'arbitraire azéri. L'armée soviétique reste dans ses casernes, et elle attendra quelques jours avant de faire cesser les violences, avec l'aval des autorités communistes alors au pouvoir à Bakou. Une attitude qui prête encore aujourd'hui à spéculations. En butte à différents mouvements nationalistes, l'URSS est en pleine déliquescence, et certains attribuent l'attentisme du pouvoir soviétique aux mains de Gorbatchev, à une politique du « diviser pour mieux régner ». Toujours est-il que l'intervention tardive des forces soviétiques aura pour effet de vider Bakou de ses Arméniens et d'exacerber un nationalisme azéri qui se nourrit jusqu'à aujourd'hui du souvenir de ses « martyrs » victimes de la répression exercée par Moscou. Autant dire que, 23 ans après, l'Azerbaïdjan n'est pas près de reconnaître que cette effusion de sang a trouvé son origine dans les pogromes qui ont mis un terme à la présence pluriséculaires des Arméniens non seulement à Bakou, mais aussi à Kirovabad (Gandja) et dans d'autres villes de l'Azerbaïdjan, vidées de leur population arménienne. Entre les pogromes de Soumgaït et de Bakou, 400 000 Arméniens ont dû quitter l'Azerbaïdjan, au terme d'un « nettoyage ethnique » qui achevait un processus engagé lors des guerres arméno-tatares du début du 20e siècle. Aujourd'hui, le régime azéri, loin d'assumer sa responsabilité dans les exactions commises contre les Arméniens, présente les victimes comme les bourreaux, réécrivant une histoire pourtant récente, dont les témoins directs, ces réfugiés arméniens de Bakou et d'autres villes de l'Azerbaïdjan, vivent toujours dans la plus grande précarité parfois, mais dans la sécurité, au Karabagh, en Arménie, en Russie ou ailleurs. Et s'il n'y a plus d'Arméniens à Bakou, le régime azéri persiste à les désigner comme les principaux ennemis de l'Azerbaïdjan, où qu'ils se trouvent, en les menaçant, par des discours belliqueux et haineux, de la hache du bourreau, de celle qui armait les mains des auteurs des pogromes, il y a 25 ans, et plus récemment, celles de l'officier Ramil Safarov, traité en héros par le président Aliev pour avoir tué un officier arménien à Budapest en 2004.


source : http://www.haut-karabagh.com/newsletter/2013-01-16/277/

jeudi 10 janvier 2013

Trois militantes kurdes abattues à Paris

Trois militantes kurdes abattues à Paris

Mis à jour | publié  
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/01/10/01016-20130110ARTFIG00423-trois-militantes-kurdes-abattues-a-paris.php


Leurs corps ont été découverts dans la nuit au Centre d'information du Kurdistan, dans le Xe arrondissement. Les meurtres qui suggèrent des exécutions seraient intervenus mercredi après-midi.

La scène du crime suggère une exécution. Trois militantes kurdes d'origine turque ont été abattues dans la nuit de mercredi à jeudi au Centre d'information du Kurdistan, situé dans le dixième arrondissement de la capitale. Les corps ont été découverts peu avant 2 heures du matin au premier étage d'un immeuble du 147, rue La Fayette. Deux des femmes auraient été tuées d'une balle dans la nuque, la troisième aurait été touchée au ventre et au front. 

Aucune plaque ne signale la présence de ce centre, dont l'accès est protégé par un digicode. Les enquêteurs pensent que les militantes, qui étaient seules dans les locaux, ont ouvert elles-mêmes à leur(s) assaillant(s). L'alerte a été donnée par les proches des victimes qui n'arrivaient pas à les joindre depuis mercredi après-midi. Le petit ami de l'une d'elles a tenté de se rendre sur place mais n'avait pas les clés et n'a pu rentrer immédiatement.

Une détonation entendue à 18 heures

Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Soylemez. Capture d'écran Firatnews.
Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Soylemez. Capture d'écran Firatnews.
 
Les policiers ont été appelés à 1h45 pour intervenir. Ils ont dû forcer la porte, révèle Europe 1, et ont alors découvert une scène de crime ensanglantée. On ignore encore l'heure à laquelle ont été tuées ces femmes mais un voisin a confié à la radio avoir entendu une détonation vers 18 heures. 

L'identité des victimes a été confirmée par le responsable du centre Leon Edart, responsable de la fédération des associations kurdes. Il s'agit de Sakine Cansiz, l'une des fondatrices du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Fidan Dogan, 32 ans, représentante du Congrès national du Kurdistan (KNK), basé à Bruxelles, et Leyla Soylemez, une jeune activiste, responsable des associations de jeunesse kurdes.

Selon plusieurs manifestants rencontrés sur place, la cible principale de l'attentat était Sakine Cansiz, une figure du mouvement kurde, qui a été emprisonnée en Turquie. Ces membres de la communauté kurde à Paris voient la main des services secrets turcs derrière l'attentat. 

Sakine Cansiz, une femme d'une cinquantaine d'années, avait, selon ces témoignages, le statut de réfugié politique en France et voyageait beaucoup en Europe, notamment en Allemagne et en Belgique. 

«Responsable de l'organisation des femmes kurdes, elle participait à de nombreuses réunions. Il y a plus de deux cents associations kurdes en Europe, dont une vingtaine en France», raconte une journaliste kurde au milieu de la foule des manifestants. Selon cette journaliste qui a rencontré Sakine Cansiz au début de la semaine au Centre culturel kurde, celle-ci venait d'arriver à Paris, où elle était aussi suivie pour «des problèmes santé». La militante ne lui avait alors pas paru «particulièrement inquiète ou menacée». 

Toujours selon cette journaliste kurde, les bureaux du Centre d'information du Kurdistan se composent de deux pièces auxquelles s'ajoutent une cuisine et une salle de bains, au 1er étage du 147, rue La Fayette et ne sont pas spécialement sécurisés. 

Dénonçant des meurtres «insupportables», le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, s'est déplacé sur place en début de matinée. «Soyez assurés de la détermination des autorités françaises» pour résoudre cette affaire, affirme-t-il. À la vue du ministre, les manifestants ont scandé des slogans tels que «Solution politique pour le Kurdistan» ou «Nous sommes tous du PKK». 

Peu de détails ont filtré sur les circonstances du drame. Mais les enquêteurs ont précisé au Figaro que les Kurdes de cet institut auraient eu des différends avec la communauté turque de la Seine-Saint-Denis, notamment les responsables d'un journal turc.

Dès l'annonce de ces assassinats, des centaines de Kurdes se sont rassemblés devant l'immeuble, scandant «Elles ne sont pas mortes», «Nous sommes tous PKK!», «Turquie assassin, Hollande complice!». La Fédération des associations kurdes de France appelle les Kurdes d'Europe «à se rassembler à Paris pour dénoncer cette attaque».
La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie. Elle a confié l'enquête à la sous-direction antiterroriste (Sdat) et à la section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle de la police judiciaire.

Turquie, un triste record pour la presse

Turquie, un triste record pour la presse

 

par Patrick Kamenka, mercredi 9 janvier 2013
Ils sont soixante-dix. Soixante-dix journalistes turcs et kurdes derrière les barreaux, détenus sans jugement, en vertu de lois antiterroristes édictées depuis des décennies et que le gouvernement du premier ministre Recep Tayyip Erdogan n’a pas abolies. C’est un record dont devraient rougir les dirigeants, qui veulent donner de la Turquie une image d’autant plus positive qu’ils aspirent à ce qu’elle rejoigne l’Union européenne.

Comment expliquer que certains de nos confrères soient embastillés depuis de longs mois, voire depuis plusieurs années ? La réponse est claire : le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir et les dirigeants turcs ne tolèrent pas que des journalistes puissent contester le régime, ni mettre en cause la politique d’Ankara sur la question kurde, ni faire la lumière sur les affaires de corruption. Il leur faut ainsi briser, réduire au silence, les sites et les journaux d’opposition.

Pour ce faire, le pouvoir n’hésite pas à utiliser tout l’arsenal de la répression : arrestations, saisies de matériels et de disques durs, accusations de connivence avec des organisations terroristes, tel que le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Les journalistes sont alors enfermés dans des conditions moyenâgeuses.

Face à ces dénis de justice et cette mise en cause de la liberté d’expression, la solidarité internationale des journalistes, de leurs organisations syndicales telles que la Fédération internationale des journalistes et sa branche européenne, ainsi que d’autres organisations non gouvernementales ont réussi à largement mobiliser.

Certains journalistes ont pu dès lors être libérés. C’est notamment le cas de Soner Yalçin, qui se trouvait en détention préventive à la maison d’arrêt d’Istanbul-Silivri depuis vingt-deux mois. Il a recouvré la liberté le 27 décembre 2012. Il est néanmoins interdit de sortie du territoire et doit pointer chaque semaine auprès des autorités.

Yalçin pourra désormais reprendre son métier : celui d’informer. Mais il reste toujours soixante-dix journalistes kurdes et turcs embastillés.

mardi 8 janvier 2013

Iran: la destruction nécessaire

Iran: la destruction nécessaire

Jean-Michel Vernochet, journaliste essayiste, nous parle des forces en marche (forcée) vers un renversement de l'Iran.

Cette entrevue intervient à la suite de la sortie de son livre: "Iran: la destruction nécessaire".

Ouvrage salué par son objectivité et rigueur journalistique.

 http://www.youtube.com/watch?v=m2OnNsv2ojQ 

jeudi 3 janvier 2013

Aliyev Named Corruption's 'Person Of The Year'

Azerbaijani President Aliyev
Named Corruption's 'Person Of The Year'

January 2, 2013 - 5:21pm, by Robert Coalson 
A EurasiaNet Partner Post from: RFE/RL
 


In 2012, corruption watchdog Transparency International reported that two-thirds of the world's countries may be considered "highly corrupt." It would seem tough to choose someone for the dubious honor of corruption's "person of the year."

One investigative-journalism NGO has done just that.

The Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), based in Sarajevo and Bucharest, has awarded the crown to Azerbaijani President Ilham Aliyev.

The group, which specializes in reporting on corruption in the region stretching from Eastern Europe to Central Asia, also gave out some "honorable" mentions. They went to alleged Kosovo-born cigarette and drugs smuggler Naser Kelmendi, Montenegrin Prime Minister Milo Djukanovic, Russian President Vladimir Putin, politically connected Serbian entrepreneur Miroslav Miskovic, longtime Uzbek President Islam Karimov, and wanted Serbian drugs smuggler Darko Saric.

The informal list was determined by representatives of the 15 international media organizations that make up the OCCRP. It is aimed at highlighting the intrepid and often courageous reporting that is needed to expose corruption in these notoriously opaque countries.

The OCCRP gave the nod to Aliyev, citing extensive reports and "well-documented evidence" that "the Aliyev family has been systematically grabbing shares of the most profitable businesses" in Azerbaijan for many years.

Secret Ownership Stakes

The reports include secret ownership stakes in banks, construction firms, gold mines, and telecommunications firms. Many of the reports about Aliyev were investigated by OCCRP affiliate Khadija Ismayilova, a journalist with RFE/RL's Azerbaijani Service.

"President Aliyev and his family, in fact, along with other persons in his inner circle are involved in so many secret businesses that we uncovered, actually together with Radio Free Europe this year," says Paul Radu, OCCRP's executive director. "We identified hidden companies that were owned by the first family of Azerbaijan in Panama, for instance, or in the Czech Republic. And we identified assets that they owned back in Azerbaijan via these companies."

Radu is optimistic about the new tools that are making this kind of reporting more and more effective. One example he cites is that OCCRP has successfully partnered with a Scottish computer hacker.

"He works right now with us at the Organized Crime and Corruption Reporting Project and he is the one who scraped [eds: got into] the Panamanian registry of companies and that allowed us to perform name-based searches," Radu says. "And this is how we found the companies that are owned by the daughters of Aliyev and by his wife in Panama."

However, Radu adds that the impact of such reporting in the case of the Aliyev family has not been what one might hope.

The ownership structures of the family's foreign assets have been changed; the Azerbaijani parliament in June passed a law making it more difficult to discover who actually owns commercial companies and shielding Aliyev and his family from prosecution.

A Terrifying Campaign Of Threats

Moreover, journalist Ismayilova was subjected to a terrifying campaign of threats and harassment that she alleges was orchestrated by Aliyev's political allies.

Nevertheless, OCCRP editor Drew Sullivan says that "2012 was a banner year for those of us who cover organized crime and corruption. It is a growth industry around the world."

According to Radu, the OCCRP is now combining numerous international databases and linking them to the organization's ongoing files of "persons of interest" -- future candidates to unseat Aliyev as "person of the year."

The OCCRP list is also intended to highlight the global impact of crime and corruption. Radu maintains that most of the people on the OCCRP list have dubious and opaque ties far beyond the borders of their country.

"There are persons such as Darko Sadic, for instance, who is a well-known drug trafficker," he says. "And these sorts of persons are not well-known outside of the Balkans, but in fact they are part of very, very large networks that stretch sometimes across continents. In this case, this person was involved in cocaine trafficking from Argentina all the way to the Balkans."

Radu adds that organized crime from the Balkans and the former Soviet Union is deeply involved in the savage drug wars in Mexico and in massive resource theft from impoverished countries in Africa. This makes it all the more important to expose these people and the corrupt schemes they exploit, he says.

lundi 31 décembre 2012

L'Hiver islamiste


 E&O - 15


Revue géopolitique de l'Institut Tchobanian

L'Hiver islamiste


Europe&Orient n°15
Français-Anglais

ISBN : 978-2-917329-481
ISSN : 1773-9802
132 pages
Format 16x24cm Prix : 10 €
parue le 3 décembre 2012



Le dossier spécial de la revue Europe & Orient n°15 
est consacré à :

"SYRIE : LA GUERRE TIEDE".

Une vingtaine de spécialistes apportent leurs points de vues sur les sujets géopolitiques ou sociologiques sur l'UE, l'Asie Mineure, le Caucase et le Moyen-Orient. 

Disponible sur Amazon.fr, Fnac.com, Decitre.fr 
et sur commande dans les librairies. 

Informations détaillées :
http://editions.sigest.net/page0001014d.html


La lettre de l'Ancien Ministre André Santini.